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  <pubDate>Sat, 18 May 2013 08:00:18 +0200</pubDate>
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    <title>Le Cosmonaute</title>
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    <pubDate>Sat, 18 May 2013 10:00:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>VeP</dc:creator>
        <category>Les Films</category>
        <category>CreativeCommons</category><category>fiction</category><category>HD</category><category>RiotCinema</category>    
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      	   &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;a title=&quot;Cosmonaute.jpg&quot; href=&quot;http://www.videoenpoche.info/blog/public/Films/photos/2013/Cosmonaute.jpg&quot;&gt;&lt;img title=&quot;Cosmonaute.jpg, mai 2013&quot; style=&quot;float: right; margin: 0 0 0.2em 1em;&quot; alt=&quot;Cosmonaute.jpg&quot; src=&quot;http://www.videoenpoche.info/blog/public/Films/photos/2013/Cosmonaute.jpg&quot; height=&quot;453&quot; width=&quot;360&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Réalisé par Nicolas Alcala et le collectif Riot Cinema&lt;/strong&gt;, coproduit par des millers d’internautes dans le monde entier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Récit uchronique de science fiction, poème élégiaque, romantique, parabole philosophique et humaniste, &lt;em&gt;Le Cosmonaute&lt;/em&gt; est tout cela, et également une aventure humaine à plus d’un titre. L’originalité du premier long métrage de Riot Cinema réside dans l’usage de nouveaux outils de financement comme le «&amp;#160;crowdfunding&amp;#160;» (production communautaire) et les licences Creative Commons dans sa production. Pour la première fois dans le monde, l’ensemble du film tourné sera disponible et téléchargeable gratuitement sur internet, y compris les rushs que chacun pourra réutiliser dans ses propres films grâce à la licence &lt;a href=&quot;http://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/2.0/fr/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Creative Commons BY-NC-SA&lt;/a&gt;. C’est également le premier film espagnol à utiliser ces modes de financement.&lt;br /&gt;
Mais l’histoire du &lt;em&gt;Cosmonaute&lt;/em&gt; est aussi celle de l’aventure spatiale, d’une aventure humaine à son apogée dans le contexte de la Guerre Froide, jusqu’à ce que les États-Unis gagnent la course à la Lune en juillet 1969, ce qui mettra un coup d’arrêt à la période la plus fulgurante de la conquête spatiale, une époque où l’humanité avait des rêves plus grands qu’elle. S’ensuivront les années 70, le premier choc pétrolier et les premières réductions budgétaires, les rêves de l’humanité s’accommodant mal des politiques de rigueur… &lt;em&gt;Le Cosmonaute&lt;/em&gt;, c’est aussi une production collective dans une Espagne laminée par la crise, portée par des milliers de personnes qui ont voulu à nouveau rêver.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le film commence par un personnage qui se souvient de ces années 60&amp;#160;où tout était possible, il nous raconte comment l’Amérique, fleuron capitaliste, s’était lancé dans la course à l’espace en mettant en place une agence unique financée par l’État, la NASA, alors que l’URSS, fleuron du collectivisme, avait mis en concurrence quatre agences spatiales, croyant dans les vertus de la compétition pour faire accomplir de plus grandes choses.&lt;br /&gt;
Une de ces agences avait développé un module très prometteur, qui aurait bien pu coiffer au poteau Neil Amstrong… qui a peut-être… et si ce battement de cœur que crurent percevoir les passionnés qui écoutaient les transmissions radio en provenance de l’Est était celui du premier homme soviétique sur la Lune… &lt;em&gt;Le Cosmonaute&lt;/em&gt; est l’histoire de deux hommes et d’une femme pris dans le tourbillon de ces années-là, l’histoire de celui qui marcha sur la Lune et ce qu’il advint de lui, d’eux… de nous.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Espagne - 2013 - 1h30 - VOSTF - 1,92&amp;#160;Go &lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://www.videoenpoche.info/index.php?post/2013/05/14/index.php?tag/HD&quot;&gt;résolution HD&lt;/a&gt; 720p (1280X720) - &lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://www.videoenpoche.info/index.php?tag/RiotCinema&quot;&gt;RiotCinema&lt;/a&gt; &lt;a href=&quot;http://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/2.0/fr/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Creative Commons BY-NC-SA&lt;/a&gt; - &lt;/strong&gt;(en supplément, une petite vidéo appelée &lt;em&gt;OKBs&lt;/em&gt; qui précise le contexte de l&amp;#8217;histoire du film).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;À voir également en Vidéo en Poche sur la conquête spatiale&amp;#160;: &lt;a href=&quot;http://www.videoenpoche.info/index.php?post/2011/11/09/Soldat-de-papier&quot;&gt;&lt;em&gt;Soldat de Papier&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; (Lion d&amp;#8217;Argent à Venise en 2008) et le documentaire &lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://www.videoenpoche.info/index.php?post/2011/04/01/Gagarinland&quot;&gt;&lt;em&gt;Gagarinland&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;iframe src=&quot;http://player.vimeo.com/video/59640383?title=0&amp;amp;byline=0&amp;amp;portrait=0&quot; width=&quot;640&quot; height=&quot;268&quot; frameborder=&quot;0&quot; webkitAllowFullScreen mozallowfullscreen allowFullScreen&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/p&gt;          </description>
    
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    <title>Moutons 2.0, la puce à l’oreille</title>
    <link>http://www.videoenpoche.info/index.php?post/2013/05/13/Moutons-2.0%2C-la-puce-%C3%A0-l%E2%80%99oreille</link>
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    <pubDate>Mon, 13 May 2013 10:00:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>VeP</dc:creator>
        <category>Les Films</category>
        <category>documentaire</category><category>resistance</category>    
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      	   &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;a title=&quot;Mouton_2-la_puce_a_loreille.jpg&quot; href=&quot;http://www.videoenpoche.info/blog/public/Films/photos/2013/Mouton_2-la_puce_a_loreille.jpg&quot;&gt;&lt;img title=&quot;Mouton_2-la_puce_a_loreille.jpg, avr. 2013&quot; style=&quot;float: right; margin: 0 0 0.2em 1em;&quot; alt=&quot;Mouton_2-la_puce_a_loreille.jpg&quot; src=&quot;http://www.videoenpoche.info/blog/public/Films/photos/2013/Mouton_2-la_puce_a_loreille.jpg&quot; height=&quot;443&quot; width=&quot;360&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Film documentaire d&amp;#8217;Antoine Costa et Florian Pourchi.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jusque-là relativement épargné par le rouleau compresseur de l&amp;#8217;industrialisation de l&amp;#8217;agriculture, l&amp;#8217;élevage ovin doit désormais faire face aux coups de béliers menés au nom de la sécurité du consommateur. Notre imaginaire se représente difficilement le berger moderne tel un geek tanké derrière un ordinateur ou vissé à son smartphone pour contrôler ses bêtes. Et pourtant… cette réalité est bien appelée à dominer l’élevage moderne. Depuis le 1er juillet 2010 une nouvelle norme impose aux éleveurs ovins d’apposer une puce RFID (radio frequency identification) sur leurs animaux à la place de l’habituelle boucle d’oreille ou du tatouage. Au nom de la traçabilité et du contrôle de la filière, l’État impose la puce via les autorités sanitaires et vétérinaires, pour la sécurité du consommateur et pour diminuer la pénibilité du travail de l’éleveur. Le puçage se généralise autour de nous, les informations se recoupent, la carte d’identité biométrique s’impose. À chaque fois avec de bon prétextes, de bonnes raisons, de bons arguments. Avec la directive européenne concernant le puçage obligatoire des cheptels ovins et caprins, nous assistons à la première obligation d’envergure de puçage du vivant. Une expérimentation grandeur nature dont les industriels se flattent. Mais d&amp;#8217;où vient alors que cette obligation, si merveilleuse, rencontre une si farouche opposition des éleveurs&amp;#160;?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C&amp;#8217;est que la lutte contre le puçage RFID des moutons n’est pas le premier combat que doit livrer la filière ovine. On se rappelle que le gouvernement français imposa la vaccination contre la fièvre catharale ovine en 2009/2010 puis se rétracta suite à de nombreux effets secondaires sur les bêtes et la forte mobilisation des éleveurs. Aujourd’hui, l’obligation du puçage accélère l’industrialisation de l’élevage ovin et caprin, domaine où les troupeaux de petites ou moyennes tailles sont encore relativement nombreux. Un engrenage essentiel dans une stratégie de contrôle de l’alimentation visant à conduire l’élevage vers d’autres mutations, sur le terrain de la génétique notamment, qui conduit à terme à ne plus considérer l&amp;#8217;animal que comme une «&amp;#160;usine à viande&amp;#160;» et l&amp;#8217;éleveur comme un «&amp;#160;utilisateur&amp;#160;». En on s&amp;#8217;étonne que les puces les démange…&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;France - 2012 - 1h18 - 1,13&amp;#160;Go résolution DVD - &lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://www.videoenpoche.info/index.php?tag/SynapsCollectif&quot;&gt;Synaps Collectif Audiovisuel&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;          </description>
    
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    <title>Take Shelter</title>
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    <pubDate>Mon, 29 Apr 2013 10:00:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>VeP</dc:creator>
        <category>Les Films</category>
        <category>ADVitam</category><category>fiction</category><category>HD</category><category>JeffNichols</category>    
    <description>

      
      	   &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;a title=&quot;Take-Shelter.jpg&quot; href=&quot;http://www.videoenpoche.info/blog/public/Films/photos/2013/Take-Shelter.jpg&quot;&gt;&lt;img title=&quot;Take-Shelter.jpg, avr. 2013&quot; style=&quot;float: right; margin: 0 0 0.2em 1em;&quot; alt=&quot;Take-Shelter.jpg&quot; src=&quot;http://www.videoenpoche.info/blog/public/Films/photos/2013/Take-Shelter.jpg&quot; height=&quot;461&quot; width=&quot;380&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Écrit et réalisé par &lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://www.videoenpoche.info/index.php?tag/JeffNichols&quot;&gt;Jeff Nichols&lt;/a&gt; - Prix de la Critique internationale et Grand Prix de la Semaine de la Critique au Festival de Cannes 2011 – Grand Prix du Festival du cinéma américain de Deauville 2011&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Take shelter&lt;/em&gt; est un grand film, tendu, intense, maîtrisé. Comme dans son précédent film, &lt;a href=&quot;http://www.videoenpoche.info/index.php?post/2011/12/07/Shotgun-Stories&quot;&gt;&lt;em&gt;Shotgun Stories&lt;/em&gt;&lt;/a&gt; (également disponible en Vidéo en Poche), l&amp;#8217;histoire prend place dans l&amp;#8217;Amérique profonde, au cœur d&amp;#8217;une famille de la classe moyenne, typique de cette Amérique qui bosse dur toute une vie sans jamais se plaindre et qui se retrouve en première ligne de la crise économico-financière qui frappe durement le pays. Sur ce terreau ultra-réaliste, Jeff Nichols fait naître une intrigue qui nous amène aux portes de la folie, flirtant même avec le fantastique, et qui sert de révélateur à la souffrance d&amp;#8217;un individu, d&amp;#8217;une famille et par extension au malaise de toute une société. Ce mélange assez étonnant entre chronique familiale, description d&amp;#8217;une psychose et film catastrophe capte immédiatement notre attention. Et le mal de Curtis, le personnage central, se répand dans nos têtes sans jamais nous lâcher et nous tient en haleine d&amp;#8217;un bout à l&amp;#8217;autre du film. Le titre prend alors tout son sens, «&amp;#160;Se mettre à l&amp;#8217;abri&amp;#160;», un avertissement valable pour nous également&amp;#160;!&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une petite ville au fin fond de l&amp;#8217;Ohio, le vent souffle dans les branches d&amp;#8217;un arbre, le ciel s&amp;#8217;assombrit dangereusement, une nuée d&amp;#8217;oiseaux fuit une menace imminente, une tornade se forme, prête à tout dévaster sur son passage… Et Curtis La Forche se réveille en sursaut, s&amp;#8217;évadant d&amp;#8217;un violent cauchemar qui ne cesse de hanter ses nuits. Curtis mène pourtant une vie paisible, entouré de Samantha, sa femme aimante, de leur petite fille Hannah, atteinte de surdité, et d&amp;#8217;un brave chien qui vient compléter le tableau familial. Il a un bon job de contremaître sur des chantiers de forage, un bon pote sur lequel il peut toujours compter et, en bon catholique, il va à la messe toutes les semaines. Mais cette menace d’une tornade l’obsède, comme si la récurrence de ces visions était prémonitoire. Et peu à peu son comportement inexplicable fragilise son couple, provoque l’incompréhension de ses proches. Mais rien, ni l&amp;#8217;apaisement que tente de lui apporter Samantha, ni la crainte de remettre en question l&amp;#8217;équilibre familial, ne peut vaincre la terreur qui l’habite…&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L&amp;#8217;interprétation de Michael Shannon (déjà présent dans &lt;a href=&quot;http://www.videoenpoche.info/index.php?post/2011/12/07/Shotgun-Stories&quot;&gt;&lt;em&gt;Shotgun stories&lt;/em&gt;&lt;/a&gt; et vu récemment dans &lt;em&gt;Boardwalk Empire&lt;/em&gt;, l&amp;#8217;excellente série de Scorsese) est saisissante, sans jamais tomber dans l&amp;#8217;exagération. Et Jessica Chastain, déjà mère lumineuse dans &lt;em&gt;The Tree of life&lt;/em&gt; de Terrence Malick, apporte le calme, la douceur, la sensibilité, contrepoint nécessaire à la folie de son mari. Car les images impressionnantes des visions de Curtis créent peu à un peu un climat de malaise qui donne toute sa force, toute sa dimension au film. Jeff Nichols signe une mise en scène parfaitement anxiogène et nous propose, au-delà de la description parfaitement crédible d&amp;#8217;une pathologie individuelle, une métaphore de ce qu&amp;#8217;il se passe en ce moment aux États-Unis et un peu partout dans le monde&amp;#160;: cette «&amp;#160;crise&amp;#160;» qui détruit petit à petit les foyers, brise les familles, pousse les gens hors de leur maison, les prive de boulot… sans que personne ne puisse arrêter cette force invisible. Avec ce &lt;em&gt;Take shelter&lt;/em&gt; de haute volée, Jeff Nichols signe définitivement son entrée dans la cour des grands, de ceux dont on attend décidément le film suivant avec impatience… Ça tombe bien, &lt;em&gt;Mud&lt;/em&gt; sort en salles le 1&lt;sup&gt;er&lt;/sup&gt; mai.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;USA - 2011 - 2h01 - VOSTF - 2,55&amp;#160;Go &lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://www.videoenpoche.info/index.php?post/2013/04/26/index.php?tag/HD&quot;&gt;résolution HD&lt;/a&gt; 720p (1280X720) - &lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://www.videoenpoche.info/index.php?tag/ADVitam&quot;&gt;AD Vitam&lt;/a&gt; -&lt;/strong&gt; avec Michael Shannon, Jessica Chastain, Tova Stewart, Shea Whigham, Katy Mixon, Kathy Baker…&lt;/p&gt;          </description>
    
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    <title>Viramundo en avant-première en Vidéo en Poche du 17 avril au 7 mai</title>
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    <pubDate>Wed, 20 Mar 2013 18:05:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>VeP</dc:creator>
        <category>Vidéo en Poche</category>
            
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      	   &lt;p&gt;&lt;a title=&quot;Viramundo-affiche.jpg&quot; href=&quot;http://www.videoenpoche.info/blog/public/Films/photos/2013/Viramundo/Viramundo-affiche.jpg&quot;&gt;&lt;img title=&quot;Viramundo-affiche.jpg, mar. 2013&quot; style=&quot;float: right; margin: 0 0 0.2em 1em;&quot; alt=&quot;Viramundo-affiche.jpg&quot; src=&quot;http://www.videoenpoche.info/blog/public/Films/photos/2013/Viramundo/Viramundo-affiche.jpg&quot; height=&quot;443&quot; width=&quot;354&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Une expérience européenne (&lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://thetideexperiment.wordpress.com&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;The Tide Experiment&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;)
va proposer &lt;strong&gt;une sortie quasi simultanée en salles et en vidéo dans dix
territoires européens&lt;/strong&gt;&amp;#160;: ça n&amp;#8217;a l&amp;#8217;air de rien mais c&amp;#8217;est une petite
révolution des grenouilles dans le monde du cinéma et beaucoup vont
monter au créneau pour défendre la chronologie des média (dont vous vous
moquez sans doute éperdument). &lt;strong&gt;Nous avons choisi de participer à
l’expérience non pour «&amp;#160;attaquer&amp;#160;» la chronologie des médias&lt;/strong&gt; (ce qui nous importe surtout est que la salle ait un rôle à jouer, quelle que soit la chronologie des sorties)&lt;strong&gt;, mais pour proposer notre petite
solution qui satisferait tout le monde, à savoir que les salles puissent
proposer également les films en vidéo, mais pas n’importe comment&lt;/strong&gt;, en
préservant ce lien de confiance qu&amp;#8217;on a avec vous, donc sans les
menottes numériques (au nom barbare de DRM), dans un format ouvert pour
que l’on puisse lire facilement et durablement les films (Matroska), à
un prix raisonnable (5€), tout en rémunérant correctement l’ayant droit
(73% du prix HT).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le premier film qu’on vous propose est &lt;a href=&quot;http://www.videoenpoche.info/index.php?post/2013/03/20/Viramundo%2C-un-voyage-musical-avec-Gilberto-Gil&quot;&gt;&lt;em&gt;Viramundo, un voyage musical avec Gilberto Gil&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;,
qui en raison des règlementations sera disponible en vidéo seulement
pendant trois semaine avant la sortie en salles du 17 avril au 7 mai&lt;/strong&gt;,
le film sera projeté en salles à partir du 8 mai, et  aussi absurde que
cela puisse paraître, vous ne pourrez l’avoir ensuite en vidéo que 4
mois après le 8 mai&amp;#160;!&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Tout le monde suit&amp;#160;?…&lt;/strong&gt; Non&amp;#160;? c&amp;#8217;est normal et peu importe. &lt;strong&gt;Ce
qui est important, c’est qu’on commence avec un très beau documentaire
qui colle parfaitement avec l’esprit qui nous a animé à la création de
Vidéo en Poche&lt;/strong&gt; (&lt;a href=&quot;http://www.videoenpoche.info/index.php?post/2010/04/19/Qu-est-ce-que-Vid%C3%A9o-en-Poche&quot;&gt;lire le texte de présentation de Vidéo en Poche&lt;/a&gt;). &lt;a href=&quot;http://www.videoenpoche.info/index.php?post/2013/03/20/Viramundo%2C-un-voyage-musical-avec-Gilberto-Gil&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Viramundo&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; est un voyage musical à la
recherche des cultures comme pont entre les peuples, pour redécouvrir ce
que les africains appellent &lt;strong&gt;Ubuntu&lt;/strong&gt;, &lt;em&gt;«&amp;#160;une personne est une personne à cause des autres&amp;#160;»&lt;/em&gt;,
et que grâce à ce don retrouvé le monde entier soit enfin en paix avec
lui-même. C&amp;#8217;est généreux, très beau, admirable comme la personne de
Gilberto Gil avec qui on est très heureux de faire un bout de chemin (&lt;a href=&quot;http://www.videoenpoche.info/index.php?post/2013/03/20/Viramundo%2C-un-voyage-musical-avec-Gilberto-Gil&quot;&gt;en savoir plus sur le film&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et comme un bonheur n&amp;#8217;arrive jamais seul, &lt;strong&gt;le 17 avril sera aussi le jour où &lt;a href=&quot;http://www.cinema-des-cineastes.fr/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Le Cinéma des Cinéastes&lt;/a&gt; sera la première salle parisienne à rejoindre Vidéo en Poche &lt;/strong&gt;!&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;iframe width=&quot;560&quot; height=&quot;315&quot; src=&quot;http://www.youtube.com/embed/m9woqfkXuoc?rel=0&quot; frameborder=&quot;0&quot; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/p&gt;          </description>
    
    
    
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    <title>L'écureuil qui voyait tout en vert</title>
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    <pubDate>Tue, 05 Mar 2013 12:00:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>VeP</dc:creator>
        <category>Les Films</category>
        <category>animation</category><category>fiction</category><category>FilmsduWhippet</category><category>jeunepublic</category>    
    <description>

      
      	   &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;a title=&quot;Ecureuil-qui-voyait-tout-en-vert.jpg&quot; href=&quot;http://www.videoenpoche.info/blog/public/Films/photos/2013/Ecureuil-qui-voyait-tout-en-vert.jpg&quot;&gt;&lt;img title=&quot;Ecureuil-qui-voyait-tout-en-vert.jpg, mar. 2013&quot; style=&quot;float: right; margin: 0 0 0.2em 1em;&quot; alt=&quot;Ecureuil-qui-voyait-tout-en-vert.jpg&quot; src=&quot;http://www.videoenpoche.info/blog/public/Films/photos/2013/Ecureuil-qui-voyait-tout-en-vert.jpg&quot; height=&quot;428&quot; width=&quot;360&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Programme de trois films d&amp;#8217;animation pour les enfants à partir de trois ans réalisés par Behzad Farahat et Nahid Shamsdoust.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ce nouveau programme venu d&amp;#8217;Iran pour les tout petits, &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Les contes qui tiennent sur une ligne&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; sont montrés en trois petites séquences qui servent de fil rouge au programme. À partir de trois situations rigolotes, un petit écureuil curieux et malicieux, très attaché à son trésor, nous entraîne dans ses aventures.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le deuxième court métrage, &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Pluie d&amp;#8217;allégresse&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, un éléphant très fatigué décide de s&amp;#8217;arrêter au cœur de la forêt pour une bonne petite sieste. Rêveur et maladroit, il se pose n&amp;#8217;importe où, en écrasant toutes les fleurs sous sa masse imposante. Les abeilles, stupéfaites et forcément pas contentes, ne veulent pas se laisser faire et le piquent sans ménagement, afin de lui faire prendre conscience qu&amp;#8217;elles ont besoin de butiner les fleurs&amp;#8230; Une façon ludique d&amp;#8217;illustrer pour les petits l&amp;#8217;avertissement d&amp;#8217;Albert Einstein&amp;#160;: «&amp;#160;Si les abeilles devaient disparaître, l&amp;#8217;humanité n&amp;#8217;aurait plus que quelques années à vivre.&amp;#160;»&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, &lt;strong&gt;&lt;em&gt;J&amp;#8217;ai trouvé moi-même&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; met en scène un écureuil sans complexe, bien décidé à se trouver un foyer pour passer le reste de ses jours. Il trouve une charmante maisonnette et n&amp;#8217;hésite pas à s&amp;#8217;y installer, même si elle est de toute évidence déjà habitée&amp;#8230; Autant vous dire que ça va faire du foin quand le propriétaire, le lapin, revient chez lui avec sa bande d&amp;#8217;amis&amp;#160;: le faon, le hérisson, la tortue et le bébé pic-vert&amp;#8230; Mais tout ce petit monde va vite comprendre que le rapport de force n&amp;#8217;est pas la solution&amp;#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Iran - 2002/2009 - 46mn - 604Mo résolution DVD - &lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://www.videoenpoche.info/index.php?tag/FilmsduWhippet&quot;&gt;Les Films du Whippet&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;          </description>
    
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    <title>La reine des pommes</title>
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    <pubDate>Fri, 22 Feb 2013 11:00:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>VeP</dc:creator>
        <category>Les Films</category>
        <category>comedie</category><category>fiction</category><category>Shellac</category>    
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      	   &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;a title=&quot;Reine-des-pommes.jpg&quot; href=&quot;http://www.videoenpoche.info/blog/public/Films/photos/2013/Reine-des-pommes.jpg&quot;&gt;&lt;img title=&quot;Reine-des-pommes.jpg, fév. 2013&quot; style=&quot;float: right; margin: 0 0 0.2em 1em;&quot; alt=&quot;Reine-des-pommes.jpg&quot; src=&quot;http://www.videoenpoche.info/blog/public/Films/photos/2013/Reine-des-pommes.jpg&quot; height=&quot;392&quot; width=&quot;380&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Écrit et réalisé par Valérie Donzelli qui nous livrait dès son premier film, avant &lt;em&gt;La guerre est déclarée&lt;/em&gt; et &lt;em&gt;Main dans la main&lt;/em&gt;, une comédie inventive, réjouissante et pleine d&amp;#8217;audace.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ah ça, pour sûr qu&amp;#8217;il est bien choisi ce titre, &lt;em&gt;La Reine des pommes&lt;/em&gt;… Parce que la première fois qu&amp;#8217;on croise Adèle, l&amp;#8217;héroïne du film, on a même bien envie de l&amp;#8217;affubler de tout un tas d&amp;#8217;autres noms d&amp;#8217;oiseaux (à défaut de fruits)&amp;#160;: reine des cruches, des tartes, des gourdes, j&amp;#8217;en passe et des meilleures… C&amp;#8217;est qu&amp;#8217;on a pas idée quand même de se mettre dans un état pareil, tout ça parce que son jules vient de la larguer… D&amp;#8217;autant que le peu qu&amp;#8217;on le voit, le jules en question, qui s&amp;#8217;appelle Mathieu et qu&amp;#8217;elle appelle l&amp;#8217;amour de sa vie, on se dit qu&amp;#8217;il n&amp;#8217;a pas du la lui rendre bien rose, la vie, mais bon… Mathieu la quitte et voilà notre Adèle qui s&amp;#8217;effondre complètement… Bien heureusement, elle est rattrapée au vol par sa voisine, qui décide qu&amp;#8217;elle ne doit surtout pas rester seule et l&amp;#8217;emmène chez sa cousine, Rachel, laquelle n&amp;#8217;est pas franchement ravie, c&amp;#8217;est le moins qu&amp;#8217;on puisse dire…&lt;br /&gt;Mais les deux femmes vont petit à petit s&amp;#8217;apprivoiser, et cette cohabitation forcée va devenir complice, en même temps qu&amp;#8217;Adèle reprend pied dans la vie. Il est grand temps de passer à l&amp;#8217;étape supérieure, et là, la décision de Rachel est sans appel&amp;#160;: il faut qu&amp;#8217;Adèle voie d&amp;#8217;autres hommes, et plus précisément il faut qu&amp;#8217;elle couche avec d&amp;#8217;autres hommes…&lt;br /&gt;
C&amp;#8217;est sans compter sur la mauvaise volonté d&amp;#8217;Adèle, pas vraiment convaincue au départ du bien-fondé de sa mission, et sur son don naturel à se fourrer dans des situations plus inextricables et absurdes les unes que les autres, avec une ingénuité qui dépasse l&amp;#8217;entendement… Commence alors la valse des amants, où Adèle tente de se dépêtrer de Pierre, Paul et Jacques, archétypes des comportements masculins, et fantômes de son amour perdu, dans une danse burlesque et franchement hilarante…&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Devant et derrière la caméra, Valérie Donzelli ose beaucoup pour nous conter l&amp;#8217;odyssée drolatique, naïve et touchante de son Adèle à la recherche d&amp;#8217;un nouvel amour. Et cela nous donne une sorte de patchwork de références, de genres, de situations dont la grande qualité est d&amp;#8217;aller jusqu&amp;#8217;au bout de chaque idée. Et c&amp;#8217;est ce qui fait qu&amp;#8217;au final, sa sincérité finit par nous emporter complètement, et nous offre même de vrais grands moments de rire. Bref, c&amp;#8217;est original, c&amp;#8217;est frais, c&amp;#8217;est très drôle, et peut-être pas aussi léger qu&amp;#8217;il n&amp;#8217;y paraît… Car quand arrive la fin du film, on est plus si sûr qu&amp;#8217;elle le mérite, son titre de Reine des Pommes, et qu&amp;#8217;en tous cas, ça risque de lui faire grand bien à notre Adèle de ne plus jouer la bonne poire… Quant à nous, d&amp;#8217;avoir suivi avec plaisir ses singulières aventures nous aura pour de bon refilé la banane&amp;#160;!&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;France  - 2009 -  1h22 - 1,08&amp;#160;Go résolution DVD - &lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://www.videoenpoche.info/index.php?post/2013/02/20/../../index.php?tag/Shellac&quot;&gt;Shellac&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; - avec Valérie Donzelli, Jeremie Elkaïm, Béatrice De Staël, Laure Marsac, Lucia Sanchez…&lt;/p&gt;          </description>
    
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    <title>La luz prodigiosa</title>
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    <pubDate>Fri, 22 Feb 2013 10:00:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>VeP</dc:creator>
        <category>Les Films</category>
        <category>fiction</category><category>IberiFilms</category>    
    <description>

      
      	   &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;a title=&quot;Luz-prodigiosa.jpg&quot; href=&quot;http://www.videoenpoche.info/blog/public/Films/photos/2013/Luz-prodigiosa.jpg&quot;&gt;&lt;img title=&quot;Luz-prodigiosa.jpg, fév. 2013&quot; style=&quot;float: right; margin: 0 0 1em 1em;&quot; alt=&quot;Luz-prodigiosa.jpg&quot; src=&quot;http://www.videoenpoche.info/blog/public/Films/photos/2013/Luz-prodigiosa.jpg&quot; height=&quot;454&quot; width=&quot;340&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Un film de Miguel Hermoso, écrit par Fernando Marias, musique d&amp;#8217;Ennio Morricone - Prix du public au festival Cinespaña de Toulouse.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce pourrait être un film fantastique, l’histoire d’un type revenu d’entre les morts pour l’accomplissement d’une tâche essentielle. Un film fantastique dont le scénario ne manquerait pas de culot et du culot le plus fantastique, puisqu’il mettrait en scène une icône de la guerre civile espagnole pour lui faire subir un destin inattendu qui laisserait sans voix plus d’un amateur de poésie tant l’icône en question appartient aujourd’hui au meilleur de l’humanité. Mais &lt;em&gt;La luz prodigiosa&lt;/em&gt; est surtout la prodigieuse et improbable rencontre de Joaquim, petit paysan illettré, avec une gloire de la littérature miraculeusement revenue à la vie, rien que pour lui, pour réaliser cette alchimie délicate et toujours émouvante du passage de l’ignorance à l’éducation et de l’éducation à la culture.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L’origine de cette histoire étonnante nous entraîne du côté de Grenade, en Août 1936, alors que Joaquim garde ses moutons. C’est le début de la guerre civile et le gamin assiste, impuissant, à l’exécution nocturne d’un groupe de civils inconnus. N’écoutant que son bon cœur, il réussit, après le départ des soldats nationalistes, à entraîner l’une des victimes agonisantes jusqu’à sa ferme. Il va ensuite sonner chez le médecin du village, un brave homme qui n’a pas encore été gagné par la folie meurtrière ambiante. Ils soignent tous deux le corps de l’inconnu, mais ne peuvent empêcher le miraculé de perdre raison et mémoire. Quelques temps après, le médecin, dénoncé comme «&amp;#160;rouge&amp;#160;», est exécuté et Joaquim, affolé, abandonne son blessé devant la porte d’un couvent. Une mauvaise action qui va hanter sa mémoire sans répit…&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;40 ans après, alors qu’il est devenu carrossier à Bilbao, il est convoqué par un notaire à Grenade pour une affaire de succession concernant la ferme où il a été berger. Il ne peut résister au désir de retrouver la trace de l’inconnu qu’il a sauvé, une nuit d’août 1936…&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Espagne - 2003 - 1h43 - VOSTF - 1,36Go résolution DVD - &lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://www.videoenpoche.info/index.php?tag/IberiFilms&quot;&gt;Ibéri Films&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;. Avec Nino Manfredi, Alfredo Landa, Kiti Manver et la participation de José Luis Gomez…&lt;/p&gt;          </description>
    
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    <title>Water makes money</title>
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    <pubDate>Wed, 30 Jan 2013 16:00:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>VeP</dc:creator>
        <category>Les Films</category>
        <category>documentaire</category><category>HD</category><category>MareAuxCanards</category><category>resistance</category>    
    <description>

      
      	   &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;a title=&quot;Water-makes-money.jpg&quot; href=&quot;http://www.videoenpoche.info/blog/public/Films/photos/2013/Water-makes-money.jpg&quot;&gt;&lt;img title=&quot;Water-makes-money.jpg, janv. 2013&quot; style=&quot;float: right; margin: 0 0 0.2em 1em;&quot; alt=&quot;Water-makes-money.jpg&quot; src=&quot;http://www.videoenpoche.info/blog/public/Films/photos/2013/Water-makes-money.jpg&quot; height=&quot;461&quot; width=&quot;360&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Film documentaire de Leslie Franke et Herdolor Lorenz, en coopération avec Jean-Luc Touly, Marc Laimé, Christiane Hansen et Markus Henn.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 14 février 2013&amp;#160;s’ouvre à Paris le procès en diffamation intenté par Veolia contre le film &lt;em&gt;Water makes money&lt;/em&gt; qui osait parler en 2010 des pratiques des multinationales de l’eau. Sur le banc des accusés, l’association &lt;a href=&quot;http://www.videoenpoche.info/index.php?tag/MareAuxCanards&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;La mare aux canards&lt;/a&gt; qui a distribué le film en France, et Jean-Luc Touly, ancien cadre de chez Veolia. La mare aux canards nous a déjà confié &lt;a href=&quot;http://www.videoenpoche.info/index.php?post/2012/05/09/Mains-brunes-sur-la-ville&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;&lt;em&gt;Mains brunes sur la ville&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;. &lt;em&gt;Water makes money&lt;/em&gt; entre à son tour au catalogue de Vidéo en Poche&amp;#160;: &lt;strong&gt;qu’on se le dise et répète, le pire ennemi du vampire, c’est la lumière&amp;#160;!&lt;/strong&gt; (&lt;a href=&quot;http://www.watermakesmoney.com/index.php/fr/le-proces&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;voir le communiqué de l&amp;#8217;équipe du film&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Stopper la main mise de Véolia et de Suez sur la distribution de l’eau en France, en Allemagne et dans près de 69 pays, c’est ce qu&amp;#8217;ont voulu réussir Leslie Franke et Herdolor Lorentz avec ce documentaire, lancé comme un appel international à destination des citoyens. Pour nous en convaincre, ils ont collecté nombre de témoignages et expertises&amp;nbsp;(élus, associations…) un peu partout en France, en Allemagne, et dans tous les pays où officient les deux multinationales. En s’intéressant à leur fonctionnement, à leur stratégie de développement, ils nous expliquent pourquoi les prix augmentent de façon continue, pourquoi la qualité de l’eau est en baisse, voire pourquoi dans certains quartiers pauvres elle ne coule carrément pas, mais aussi pourquoi des communes se laissent séduire par leurs propositions et pourquoi d’autres, au contraire, essaient de se défaire de leur emprise et y parviennent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Opacité des contrats signés avec les collectivités territoriales, milliards de redevances payés par les communes pour la remise en état des canalisations, l’argent de l’eau versé par les communes françaises ne sert-il pas finalement à financer l’expansion mondiale de Veolia et Suez&amp;#160;? Le film informe sur cette évolution et montre les leçons que Paris et d&amp;#8217;autres communes françaises ont tirées de la domination de Veolia &amp;amp; Co et comment elles réussissent à reprendre l&amp;#8217;eau en régie publique. Des exemples européens et américains complètent le film.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Allemagne - 2010 - 1h21 - 1,56&amp;#160;Go &lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://www.videoenpoche.info/index.php?post/2013/01/30/index.php?tag/HD&quot;&gt;résolution HD&lt;/a&gt; 720p (1280X720) - &lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://www.videoenpoche.info/index.php?tag/MareAuxCanards&quot;&gt;La Mare aux Canards&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;          </description>
    
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    <title>Rembrandt fecit 1669</title>
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    <pubDate>Sun, 13 Jan 2013 10:00:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>VeP</dc:creator>
        <category>Les Films</category>
            
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      	   &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;a title=&quot;Rembrandt-fecit-1669.jpg&quot; href=&quot;http://www.videoenpoche.info/blog/public/Films/photos/2013/Rembrandt-fecit-1669.jpg&quot;&gt;&lt;img title=&quot;Rembrandt-fecit-1669.jpg, janv. 2013&quot; style=&quot;float: right; margin: 0 0 0.2em 1em;&quot; alt=&quot;Rembrandt-fecit-1669.jpg&quot; src=&quot;http://www.videoenpoche.info/blog/public/Films/photos/2013/Rembrandt-fecit-1669.jpg&quot; height=&quot;414&quot; width=&quot;340&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Un film de Jos Stelling, écrit par Will Hildebrand et Jos Stelling.&lt;/strong&gt; C’est une vraie, une grande redécouverte. Un peu comme le &lt;em&gt;Edvard Munch&lt;/em&gt; de Peter Watkins. Le &lt;em&gt;Rembrandt&lt;/em&gt; de Jos Stelling date d’ailleurs à peu près de la même époque et s’impose lui aussi comme une œuvre rare, profondément originale et marquante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Rembrandt fecit 1669&lt;/em&gt; (c’est la signature apposée par le peintre peu avant sa mort sur le dernier de ses autoportraits, conservé à la National Gallery à Londres) est un film rare, un film magistral qui nous fait avancer à la fois dans la connaissance de l’art et dans celle de l’homme. Ce n’est pas une biographie&amp;#160;: Rembrandt est supposé connu au départ (quelques sous-titres aident le spectateur à identifier les lieux et les hommes). C’est une lecture de l’œuvre à partir d’une création cinématographique pensée comme une fiction.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le référent historique est certes continuellement présent – ne serait-ce que dans l’évocation de quelques tableaux phares, de la &lt;em&gt;Leçon d’anatomie&lt;/em&gt; au portrait collectif des &lt;em&gt;Syndics des drapiers&lt;/em&gt;, en passant par l’incontournable &lt;em&gt;Ronde de nuit&lt;/em&gt;, ou dans le vieillissement physique de Rembrandt ou de ses compagnes – mais il n’est à aucun moment l’objet du film. Il balise simplement une démarche qui tente de saisir les mécanismes de la création, les troubles et les émotions d’un artiste qui n’a cessé de se peindre. De s’interroger, de se ressourcer, de se reconstruire dans des dizaines d’autoportraits (d’après l’ouvrage de Fernandez,&amp;nbsp;«&amp;#160;Soixante autoportraits à l’huile, vingt à l’eau forte, dix au crayon, soit une moyenne de deux autoportraits par an. Peut-on attribuer uniquement au souci professionnel d’étudier la figure humaine, les variations de la physionomie, un penchant qui révèle une forte angoisse d’identité&amp;#160;?&amp;#160;»).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Rembrandt de Stelling est un Rembrandt intime. Nous le voyons surtout dans l’environnement des trois femmes qui se sont succédé dans sa vie, de ses enfants, de rares amis. Ses démêlés avec la bourgeoisie d’Amsterdam, son goût des dérives dans les bas quartiers de la ville, son plaisir à s’encanailler et à se déguiser sont à peine évoqués par quelques allusions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais peut-être faudrait-il commencer par exalter la beauté du film de Stelling, la chaleur d’une photo extraordinairement précise, sensuelle dans le contact du bois ciré, du velours des vêtements, du froissé des draps de lit (lits d’amour ou lits de mort, plis durcis des textiles rêches). Stelling sait faire sentir la vie des matières inertes, la palpitation des fibres du chêne – à la manière d’un Bresson ou d’un Tarkovski. Son film presque dépourvu d’extérieurs est pourtant un hymne à la nature, un chant panthéiste qui prend place aux côtés du Miroir, par exemple… La vénérable reliure d’un livre, l’huisserie poussiéreuse d’une fenêtre, l’argent ciselé d’un casque, comme les natures mortes du Grand Siècle, et mieux que ces natures mortes car le cinéma les enrichit d’une palpitation infime, d’une fébrilité qui sont celles de la lumière captée dans la durée sont de bouleversants moments de vie. La beauté des objets, le jeu de la lumière sur les choses ne sont jamais gratuits. La beauté est là, palpitante, pour qui la voit.  (&lt;span style=&quot;font-variant:small-caps;&quot;&gt;Jean-Pierre Jeancolas&lt;/span&gt;, &lt;em&gt;Positif&lt;/em&gt;, 1982, extraits)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pays-Bas  - 1977 -  1h47 -  VOSTF - 1,22&amp;#160;Go résolution DVD - &lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://www.videoenpoche.info/index.php?post/2013/01/05/../../index.php?tag/EDdistribution&quot;&gt;ED distribution&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; - avec Frans Stelling, Ton de Koff, Haneke Van de Veld, Lucie Singeling, Aya Gil…&lt;/p&gt;          </description>
    
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    <title>Les nouveaux chiens de garde</title>
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    <pubDate>Tue, 04 Dec 2012 00:01:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>VeP</dc:creator>
        <category>Les Films</category>
        <category>documentaire</category><category>Epicentre</category><category>HD</category><category>resistance</category>    
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      	   &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;a title=&quot;Nouveaux-chiens-de-garde.jpg&quot; href=&quot;http://www.videoenpoche.info/blog/public/Films/photos/2012/Nouveaux-chiens-de-garde.jpg&quot;&gt;&lt;img title=&quot;Nouveaux-chiens-de-garde.jpg, juil. 2012&quot; style=&quot;float: right; margin: 0 0 0.2em 1em;&quot; alt=&quot;Nouveaux-chiens-de-garde.jpg&quot; src=&quot;http://www.videoenpoche.info/blog/public/Films/photos/2012/Nouveaux-chiens-de-garde.jpg&quot; height=&quot;432&quot; width=&quot;360&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Film documentaire de Gilles Balbastre et Yannick Kergoat&lt;/strong&gt;, sur un scénario de Serge Halimi, Pierre Rimbert, Renaud Lambert, Gilles Balbastre et Yannick Kergoat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1997, Serge Halimi (aujourd’hui directeur du &lt;em&gt;Monde Diplomatique)&lt;/em&gt; publiait &lt;em&gt;Les nouveaux chiens de garde&lt;/em&gt;, un pavé dans la mare journalistique qui épinglait la collusion des journalistes les plus en vue et des politiques, dénonçait la concentration des médias aux mains de quelques grands groupes financiaro-industriels, montrait la tyrannie d’une idéologie unique véhiculée par quelques experts auto-proclamés. Le livre fut réactualisée en 2005, après la mascarade du traitement médiatique du référendum européen.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le formidable film adapté du livre est salutaire, informatif et pédagogique, et a en plus le bon goût d&amp;#8217;être très drôle et rondement mené, abordant successivement plusieurs thèmes avec un brio revigorant. D’abord la servilité des personnalités des médias devant les pouvoirs en place&amp;#160;: on est hilare devant l’obséquiosité d’un Laurent Joffrin (ancien rédacteur en chef de &lt;em&gt;Libé&lt;/em&gt; et désormais du &lt;em&gt;Nouvel Observateur)&lt;/em&gt; interviewant le président de la République&amp;#160;; sont aussi pointées les connexions entre le pouvoir et les grands groupes de presse&amp;#160;: Lagardère, Bolloré, Bouygues… Séquence surnaturelle que celle de Michel Drucker, employé d’Arnaud Lagardère sur Europe 1, invitant sur le plateau de son émission de la télévision du service public Jean Pierre Elkabbach, grand ponte d’Europe 1 qui invite lui-même leur patron commun Arnaud Lagardère pour lui passer la brosse à reluire…&lt;br /&gt;
Autre partie éclairante, celle où l’on découvre à quel point les animateurs radio et télé et autres journalistes ont des liens étroits avec les grands groupes industriels ou financiers. Notamment à travers les «&amp;#160; ménages&amp;#160;», ces petites missions publicitaires qu’ils assurent pour arrondir leurs fins de mois déjà pas trop difficiles&amp;#160;: Michel Field, l’ancien rebelle de mai 68, qui tourne des clips de promotion ridicules du groupe Casino, ou encore Isabelle Giordano, défenseur du consommateur sur la radio publique, qui, après avoir animé des réunions pour Sofinco, reçoit dans son émission de France Inter le responsable de la communication de… Sofinco…&lt;br /&gt;
Une autre séquence de montage montre à quel point ce sont toujours les mêmes qui sont les invités des plateaux télé, avec les mêmes discours en faveur d’une économie ultralibérale. Le roi de la poilade, c’est, six mois avant la grande crise de l’automne 2008, l’insubmersible Alain Minc qui, malgré tous les signaux d’alerte rouge que seul un daltonien pouvait ignorer, prédit que le système va s’auto-réguler, comme toujours&amp;#160;! Et malgré ça, lui et ses collègues continuent de hanter les plateaux de télé en pleine crise, alors que les économistes Jean Gadrey ou Frédéric Lordon, qui avaient eux pressenti le krach, sont ignorés par les médias. Deux oubliés parmi plein d&amp;#8217;autres…&lt;br /&gt;
Sont également abordés la hiérarchie de l’information, souvent dominée par le fait divers (qui fait diversion, comme dirait Bourdieu), et le mépris des médias pour les classes populaires, qui nous saute à la figure dans la séquence où David Pujadas, présentateur du journal de France 2, demande à Xavier Mathieu, le leader de la lutte des Contis, de s’excuser des dégradations commises lors d’une manifestation…&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a plein d&amp;#8217;autres moments forts dans ce film foisonnant, qui montrent que trop de journalistes, loin d&amp;#8217;être indépendants, loin d&amp;#8217;être libres, sont bien les fidèles chiens de garde d&amp;#8217;un pouvoir politique et financier dont ils sont trop contents d&amp;#8217;accepter quelques croquettes…&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;France  - 2011 -  1h40 - 1,92&amp;#160;Go &lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://www.videoenpoche.info/index.php?post/2012/12/04/index.php?tag/HD&quot;&gt;résolution HD&lt;/a&gt; 720p (1280X720) - &lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://www.videoenpoche.info/index.php?tag/Epicentre&quot;&gt;Épicentre Films&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;          </description>
    
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    <title>Des idiots et des anges</title>
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    <pubDate>Fri, 09 Nov 2012 12:00:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>VeP</dc:creator>
        <category>Les Films</category>
        <category>animation</category><category>BillPlympton</category><category>EDdistribution</category><category>fiction</category>    
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      	   &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;a title=&quot;Des-idiots-et-des-anges.jpg&quot; href=&quot;http://www.videoenpoche.info/blog/public/Films/photos/2012/Des-idiots-et-des-anges.jpg&quot;&gt;&lt;img title=&quot;Des-idiots-et-des-anges.jpg, août 2012&quot; style=&quot;float: right; margin: 0 0 0.2em 1em;&quot; alt=&quot;Des-idiots-et-des-anges.jpg&quot; src=&quot;http://www.videoenpoche.info/blog/public/Films/photos/2012/Des-idiots-et-des-anges.jpg&quot; height=&quot;401&quot; width=&quot;340&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Film d&amp;#8217;animation écrit et réalisé par &lt;a href=&quot;http://www.videoenpoche.info/index.php?tag/BillPlympton&quot; hreflang=&quot;fr&quot; title=&quot;Les autres films de Bill Plympton en Vidéo en Poche&quot;&gt;Bill Plympton&lt;/a&gt; - Mention spéciale au Festival d&amp;#8217;Annecy 2008.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ça fait un moment qu’on attendait de pouvoir vous montrer le plus beau film du génial Bill Plympton, et de compléter par la même occasion la &lt;a href=&quot;http://www.videoenpoche.info/index.php?tag/BillPlympton&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;collection de ses films disponibles en Vidéo en Poche&lt;/a&gt; (un chouette cadeau à faire, l&amp;#8217;ensemble des sept films pèse 6,4&amp;#160;Go). Ce franc-tireur artisan réalise ses films d&amp;#8217;animation en toute indépendance et gère ses projets de A à Z, du scénario à l&amp;#8217;animation en passant par le graphisme, même s&amp;#8217;il est aidé bien sûr par de fidèles et talentueuses petites mains. Au pays de Mickey, il croque avec mordant une société bien loin de celle proposée par Disney et consorts. &lt;em&gt;Des idiots et des anges&lt;/em&gt; est un magnifique film plus poétique, plus lyrique que ses autres films, mais toujours aussi corrosif, sur le combat ancestral du bien contre le mal. Plympton contrôle sa fureur pour nous livrer un conte contemporain, sans oublier de lâcher la bête par moments, à notre grande joie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Angel est un homme seul, égoïste et donc aigri. Tous les jours c&amp;#8217;est la même rengaine&amp;#160;: il se réveille à heure fixe au son strident du réveil qu&amp;#8217;il défonce rageusement. Puis douche grincheuse, petit déjeuner sans goût, et il prend sa bagnole, qu&amp;#8217;il conduit brutalement dans des kilomètres d&amp;#8217;embouteillage pour rejoindre un bar où il passe une partie de sa journée. Ce lieu terne et gris est tenu par un barman complaisant et par sa femme, qui ne rêve que de s&amp;#8217;évader de cette prison en compagnie du prince charmant. Dans un coin, une habituée obèse est ancrée sur sa chaise et ne cesse de glousser. C&amp;#8217;est dans cette atmosphère lugubre et enfumée que la vie d&amp;#8217;Angel va changer. Un matin, il se réveille de mauvais poil, c&amp;#8217;est l&amp;#8217;habitude, mais avec des trucs dans le dos qui ressemblent assez à des ailles, et ça c&amp;#8217;est nouveau&amp;#160;! Il essaie d&amp;#8217;abord de les cacher, de les comprimer, de les trancher… refusant ce cadeau divin. Mais à partir de ce moment, le comportement des gens va changer à son égard et leur véritable visage va éclater au grand jour. La bassesse, la cupidité, la traîtrise et la lâcheté des hommes vont prendre toute leur mesure…&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le talent de dessinateur et l&amp;#8217;humour explosif de Bill Plympton ne sont plus à démontrer. Mais ici, il signe une œuvre noire pleine d&amp;#8217;une poésie et d&amp;#8217;un quasi-romantisme auxquels il ne nous avait pas habitués. Son dessin est plus doux, presque harmonieux et en même temps plus sombre. Il a modifié sa technique pour servir ce conte dénué de dialogues mais pas de bruits. La bande son est d&amp;#8217;ailleurs excellente et abondante en bons morceaux, de Tom Waits à Pink Martini. Parce que ce bonhomme est une vraie bouffée d&amp;#8217;air frais dans le monde de l&amp;#8217;animation, on vous le recommande chaleureusement à tous, sans limite d&amp;#8217;âge, sauf qu&amp;#8217;évidemment ce n&amp;#8217;es pas du tout pour les petits. Mais pour les grands, c&amp;#8217;est un régal&amp;#160;!&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;USA - 2008 - 1h16 -  VOSTF - 980&amp;#160;Mo résolution DVD - &lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://www.videoenpoche.info/index.php?post/2012/11/09/../../index.php?tag/EDdistribution&quot;&gt;ED distribution&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;          </description>
    
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    <title>Wendy et Lucy</title>
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    <pubDate>Fri, 09 Nov 2012 10:00:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>VeP</dc:creator>
        <category>Les Films</category>
        <category>Epicentre</category><category>fiction</category><category>KellyReichardt</category><category>USA</category>    
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      	   &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;img title=&quot;Wendy-et-Lucy.jpg, août 2012&quot; style=&quot;float: right; margin: 0 0 0.2em 1em;&quot; alt=&quot;Wendy-et-Lucy.jpg&quot; src=&quot;http://www.videoenpoche.info/blog/public/Films/photos/2012/Wendy-et-Lucy.jpg&quot; height=&quot;412&quot; width=&quot;340&quot; /&gt;Écrit et réalisé par &lt;a href=&quot;http://www.videoenpoche.info/index.php?tag/KellyReichardt&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Kelly Reichardt&lt;/a&gt;.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C&amp;#8217;est rien du tout cette petite histoire, et c&amp;#8217;est immense. Parce qu&amp;#8217;il y a les regards, les gestes, les rares mots échangés, maladroits, incertains, mais toujours plein du sens de l&amp;#8217;histoire et de l&amp;#8217;air du temps… Par petites touches minuscules, on devine ce qui se passe dans la tête de la poignée d&amp;#8217;humains qui sont là, les hésitations de leur cœur, les difficultés avec un travail rare auquel chacun s&amp;#8217;accroche, jamais sûr de rien, les petits gestes de solidarité humaine, le bonheur fugitif d&amp;#8217;une rencontre improbable, l&amp;#8217;importance de la tendresse d&amp;#8217;un chien, et le souci de ne pas perturber un équilibre aléatoire et difficilement acquis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&amp;#8217;où vient Wendy&amp;#160;? On ne sait pas. Ce qu&amp;#8217;on devine c&amp;#8217;est qu&amp;#8217;elle a en réserve une sorte d&amp;#8217;énergie tranquille qui la fait avancer, tendue vers un seul objectif&amp;#160;: l&amp;#8217;Alaska, où on dit qu&amp;#8217;il y a du travail pour une femme qui ne rechigne pas au boulot, un coin peinard où se poser. Au début on la suit de loin à travers la forêt comme si même la caméra prenait le temps de respirer l&amp;#8217;air du large, loin des perturbations citadines… À moins que ce soit pour ne pas déranger la solitude de Wendy qui pieute n&amp;#8217;importe où, s&amp;#8217;adapte aux circonstances, se nettoie le bout du nez au moindre point d&amp;#8217;eau, toujours pimpante au point qu&amp;#8217;on ne se douterait pas que cette jeune femme peu causante ne possède rien d&amp;#8217;autre que sa vieille bagnole, le contenu de son sac… et sa chienne Lucy, une rouquine sympa qui ne la lâche pas d&amp;#8217;une semelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faudra qu&amp;#8217;elle revienne à la civilisation et que son tacot tombe en rade dans une petite ville de l&amp;#8217;Oregon pour que les choses aient l&amp;#8217;air de se gâter&amp;#160;: dans un supermarché de poche, elle se fait pincer à piquer une boite de pâtée pour chien et deux broutilles de pure nécessité. Interpellée par un jeune imbécile qui trouve là une occase facile de faire briller son petit bout de pouvoir tout neuf et ses principes à la con (la loi c&amp;#8217;est la loi et l&amp;#8217;ordre c&amp;#8217;est l&amp;#8217;ordre et on ne transige pas avec ça…) et la voilà embarquée au commissariat, coincée durant quelques heures… juste le temps de paumer son chien qu&amp;#8217;elle avait laissé attaché près de la sortie…&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C&amp;#8217;est un film de saison, en plein dans l&amp;#8217;air du temps présent. Un temps méchant pour les faibles, où plus personne n&amp;#8217;ose prétendre que la fortune sourit aux audacieux et ne sait dire de quelle calamité économique demain sera fait. Un temps mauvais qui pousse sur les routes les plus téméraires comme ceux qui le sont moins à la recherche d&amp;#8217;un Eldorado accessible, un coin où vivre mieux, où tout simplement vivre. Et Wendy repartira plus légère et plus libre que jamais vers des terres qu&amp;#8217;elle espère plus nourricières.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;USA  - 2008 -  1h17 -  VOSTF - 1,02&amp;#160;Go résolution DVD - &lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://www.videoenpoche.info/index.php?tag/Epicentre&quot;&gt;Épicentre Films&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; - avec Michelle Williams, Wally Dalton, Will Patton, Will Oldham, la chienne Lucy…&lt;/p&gt;          </description>
    
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    <title>Eastern Plays</title>
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    <pubDate>Sat, 06 Oct 2012 10:00:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>VeP</dc:creator>
        <category>Les Films</category>
        <category>Epicentre</category><category>fiction</category>    
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      	   &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;a title=&quot;Eastern-plays.jpg&quot; href=&quot;http://www.videoenpoche.info/blog/public/Films/photos/2012/Eastern-plays.jpg&quot;&gt;&lt;img title=&quot;Eastern-plays.jpg, août 2012&quot; style=&quot;float: right; margin: 0 0 0.2em 1em;&quot; alt=&quot;Eastern-plays.jpg&quot; src=&quot;http://www.videoenpoche.info/blog/public/Films/photos/2012/Eastern-plays.jpg&quot; height=&quot;474&quot; width=&quot;360&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Écrit et réalisé par Kamen Kalev - Grand Prix au Festival Premiers Plans d’Angers en 2010&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au-delà du simple récit, c&amp;#8217;est une peinture sans illusions de l&amp;#8217;état des lieux et du devenir contemporain de l&amp;#8217;Europe qui se dégage de cette œuvre. En ce début du XXI&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; siècle, le continent semble être hanté par le nihilisme, la confusion, la perte de repères et le repli identitaire. Toutes les péripéties vécues par les protagonistes et, au-delà, l&amp;#8217;ambiance même du milieu décrit, semblent donner raison à la jeune Isil, qui, au détour d&amp;#8217;une conversation, se désole d&amp;#8217;une impression funeste, du sentiment d&amp;#8217;une maladie de l&amp;#8217;âme qui va peut-être, à terme, provoquer une catastrophe générale. Par touches impressionnistes, Kamen Kalev trace au couteau les contours d&amp;#8217;une réalité sociale déliquescente. Il y a dans l&amp;#8217;œil de ce jeune cinéaste bulgare une hypersensibilité qui rend ses personnages fa­miliers en très peu de plans, et sa justesse de ton s&amp;#8217;allie à un réel talent dans la description d&amp;#8217;une forme de dérive triste et poétique, comme le prouvent les vingt dernières minutes du film.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quoi qu’en dise son réalisateur, qui prétend que son film aurait pu être tourné à Berlin ou à Paris, les meilleurs films qui nous parviennent de l’autre côté de l’ancien mur sont les meilleurs témoins des bouleversements, mutations qu’ont subis les anciens pays de l’Est durant ces vingt dernières années mais aussi des traumatismes de l’histoire qui n’en finissent pas d’imprégner l’inconscient collectif des peuples.
Un réalisateur comme Wajda a accompagné par son cinéma l’espoir qui est monté en Pologne depuis les Chantiers de Gdansk, le cinéma roumain n’en finit pas d’ausculter, parfois avec ironie, son passé policier et ceaucescien et le cinéma russe, quand il parvient à être indépendant, n’en finit pas d’analyser l’explosion des valeurs dans un pays gangréné par le consumérisme et la violence. Mais que sait on de la Bulgarie&amp;#160;? Il est donc tout à fait passionnant de découvrir ce film qui témoigne justement de la vie à Sofia, dans une Europe balkanique qui n’a pas fini d’exploser.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Itso est un gaillard un peu bohème, un peu porté sur la fête, la drogue, qui se veut sans attaches (probablement pour mieux cacher sa fragilité), qui a rompu avec ses parents et qui tente de contenir l’affection débordante de sa fiancée, avec qui il aimerait avoir une relation libre de tout engagement. Un mec effectivement cynique comme on en croise dans de nombreuses villes européennes. Et puis la vie bascule quand il vient au secours d’une gentille famille turque (avec notamment une splendide jeune fille aux yeux plus limpides que les lacs d’Anatolie dont il tombe rapidement amoureux), sauvagement agressée par un groupe de néonazis dont fait partie son petit frère Georgi, un adolescent livré à lui-même et surtout aux premières fripouilles racistes venues&amp;#160;: celles qui sont du style, à Sofia comme ailleurs, à aimer la musique oï, à arborer des croix gammées et à trouver dans les stades de foot un exutoire facile…&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Kamen Kalev, à travers les choix et la caractérisation de ses personnages, montre brillamment deux Bulgarie&amp;#160;: celle qui est victime du marasme économique, repliée sur elle-même, haineuse et raciste&amp;#160;; et celle ouverte vers l’extérieur, qui aspire à découvrir ses voisins même turcs, pourtant ennemis jurés. Porté par une mise en scène très fluide, qui sait créer des ambiances originales et envoûtantes, &lt;em&gt;Eastern plays&lt;/em&gt; doit aussi énormément à la prestation de Christo Christov, magnifique de charisme mais aussi de fêlures. Une attitude pas feinte puisque l’acteur est mort d’une overdose juste avant la fin du tournage. Kamen Kalev lui a évidemment dédié sont film…&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Bulgarie  - 2009 -  1h25 -  VOSTF - 1,12&amp;#160;Go résolution DVD - &lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://www.videoenpoche.info/index.php?tag/Epicentre&quot;&gt;Épicentre Films&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; - avec Christo Christov, Ovanes Torosian, Saadet Isil Aksoy, Nikolina Yancheva, Ivan Nalbantov, Krasimira Demireva…&lt;/p&gt;          </description>
    
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    <title>Cabeza de Vaca</title>
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    <pubDate>Sat, 06 Oct 2012 09:00:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>VeP</dc:creator>
        <category>Les Films</category>
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      	   &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;a title=&quot;Cabeza-de-Vaca.jpg&quot; href=&quot;http://www.videoenpoche.info/blog/public/Films/photos/2012/Cabeza-de-Vaca.jpg&quot;&gt;&lt;img title=&quot;Cabeza-de-Vaca.jpg, août 2012&quot; style=&quot;float: right; margin: 0 0 0.2em 1em;&quot; alt=&quot;Cabeza-de-Vaca.jpg&quot; src=&quot;http://www.videoenpoche.info/blog/public/Films/photos/2012/Cabeza-de-Vaca.jpg&quot; height=&quot;440&quot; width=&quot;360&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Un film de Nicolas Echevarria, écrit avec Guillermo Sheridan, d&amp;#8217;après le récit d&amp;#8217;Alvar Nuñez Cabeza de Vaca.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il a y a fort à parier que, si un fâcheux incident n’avait pas interrompu provisoirement sa carrière, le destin d&amp;#8217;Alvar Nunez Cabeza de Vaca eut été fort semblable à celui de ses plus célèbres collègues conquistadors&amp;#160;: Herman Cortez ou Francisco Pizarro, respectivement tombeurs des empires aztèque et maya. Autrement dit un destin de serviteurs, fidèles mais intéressés, de la Cour d’Espagne et du Saint-Empire Germanique (nous sommes, dans cette deuxième décennie du &lt;span style=&quot;font-variant:small-caps;&quot;&gt;xvi&lt;/span&gt;&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; siècle, sous le règne de Charles Quint) qui, pour remplir d&amp;#8217;or les caisses des galions espagnols, n’hésitèrent pas à pratiquer un terrible génocide sur des populations indigènes qui ne s’en relevèrent jamais, le tout avec la bénédiction d’une église catholique pour qui la conversion forcée des autochtones s’accompagnait de l’élimination physique des plus récalcitrants. Simplement, en cette année 1528, l&amp;#8217;existence de Cabeza de Vaca, honorable trésorier impérial envoyé explorer les rivages inconnus de Floride, bascule brutalement. Une partie de sa flotille fait naufrage, laissant les survivants tellement affamés qu’ils pratiqueront le cannibalisme, totalement abandonnés sur une terre bien loin des fastes de l’Empire aztèque, une terre de marais habitée par une population lacustre vivant de chasse et de pêche et qui s’empresse de massacrer la majorité des conquérants, ne faisant qu’une poignée de prisonniers dont un esclave noir, deux autres compagnons d’armes et Cabeza de Vaca lui-même. C&amp;#8217;est là que va commencer pour lui une fantomatique errance de huit ans qui, de séquestration en évasion, de rencontres mystiques en fuite vers les montagnes les plus inhospitalières, va le mener, par la seule force de son inébranlable volonté, jusqu’aux rivages du Pacifique mexicain, en passant par les actuels états du Texas et de l’Arizona, soit à peu près 4000&amp;#160;km parcourus à pied&amp;#160;!&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le magnifique film du mexicain Nicolas Echevarria, resté inédit jusqu&amp;#8217;à ce jour, réussit le tour de force d’égaler la folie hallucinatoire du &lt;em&gt;Aguirre ou la colère de Dieu&lt;/em&gt; de Werner Herzog, tout en distillant un puissant réalisme documentaire sur les peuples précolombiens (même si cela reste passablement aléatoire, la plupart des peuples indiens côtoyés par De Vaca ayant disparu aujourd’hui). Echevarria, ancien documentariste qui a passé plusieurs années au milieu des populations indigènes du Mexique, a vu le périple de Cabeza de Vaca non comme un voyage vers l’enfer mais comme un voyage vers une autre vie, une vie parallèle pour celui qui était venu civiliser l’autre et qui de fait doit tout apprendre des civilisations indiennes pour survivre. Un pas de côté, au départ involontaire et subi, qui va l’amener, auprès d’un chaman qui a fait de lui son esclave, à maîtriser des savoirs magiques qui peu à peu vont lui permettre de s’intégrer dans des sociétés qui lui sont totalement étrangères. Avec une caméra contemplative composant des plans fascinants, Echevarria présente une vision saisissante du chamanisme indien, fait de mauvais sorts jetés aux ennemis, de longues séances de guérison voire de résurrection, et aussi de consommation abusive de substances hallucinogènes en tout genre…&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais au-delà de cette vision ethnologique, qui donne légitimement son temps au temps, bien loin de l’épopée historique trop linéaire, le parcours de Cabeza de Vaca, c’est surtout une histoire de rencontres&amp;#160;: celle avec l’incroyable chaman nain et manchot qui a fait de lui son souffre-douleur mais qui est bouleversé quand il finit par partir, ou celle avec un jeune prince qu’il sauve de la mort. De toutes ces rencontres avec le peuple indien, naît, malgré la violence des guerres inter-tribales et des rites parfois meurtriers, une incroyable douceur confinant à la tendresse et à la sensualité. Et quand, huit ans après, De Vaca retrouve enfin ses compatriotes, c’est chargé d’une connaissance qu&amp;#8217;il ne pourra malheureusement pas partager avec ceux qui seront les massacreurs d’une civilisation qu’il a fini par tant admirer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mexique  - 1991 -  1h47 -  VOSTF - 1,39&amp;#160;Go résolution DVD - &lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://www.videoenpoche.info/index.php?post/2012/09/23/../../index.php?tag/EDdistribution&quot;&gt;ED distribution&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; - avec Juan Diego, Daniel Giménez Cacho, Roberto Sosa…&lt;/p&gt;          </description>
    
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    <title>Apaga y vamonos</title>
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    <pubDate>Sat, 06 Oct 2012 08:00:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>VeP</dc:creator>
        <category>Les Films</category>
        <category>Amerique-Latine</category><category>documentaire</category><category>IberiFilms</category><category>resistance</category>    
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      	   &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;a title=&quot;Apaga-y-vamonos.jpg&quot; href=&quot;http://www.videoenpoche.info/blog/public/Films/photos/2012/Apaga-y-vamonos.jpg&quot;&gt;&lt;img title=&quot;Apaga-y-vamonos.jpg, oct. 2012&quot; style=&quot;float: right; margin: 0 0 0.2em 1em;&quot; alt=&quot;Apaga-y-vamonos.jpg&quot; src=&quot;http://www.videoenpoche.info/blog/public/Films/photos/2012/Apaga-y-vamonos.jpg&quot; height=&quot;463&quot; width=&quot;360&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Film documentaire de Manuel Mayol&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le haut bio-bio est la partie supérieure d’un fleuve puissant qui dévale du plateau des Andes et arrose depuis la nuit des temps le territoire des Indiens Mapuches. Des citoyens gentils et accueillants, capables aussi de terribles révoltes qui firent successivement plier les Incas, les Espagnols qui laissèrent 40000 hommes sur le terrain, et les Chiliens obligés, in fine, de leur consentir par traité un statut indigène spécial, unique dans toute l’Amérique Latine. Mais un jour maudit, vers la fin du siècle dernier, la multinationale Endesa, première compagnie hydroélectrique d’Espagne et d’Amérique Latine, entreprit de s’approprier les terres des autochtones pour les noyer sous les eaux du barrage géant de Ralco. Ce que les Incas, les Espagnols et les Chiliens n’avaient pas pu faire, réduire les Mapuches à l’obéissance, Endesa, sa clique et son dirigeant franquiste allaient-ils le réaliser&amp;#160;?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a title=&quot;Apaga-y-vamonos-2.jpg&quot; href=&quot;http://www.videoenpoche.info/blog/public/Films/photos/2012/Apaga-y-vamonos/Apaga-y-vamonos-2.jpg&quot;&gt;&lt;img title=&quot;Apaga-y-vamonos-2.jpg, oct. 2012&quot; style=&quot;float: left; margin: 0 1em 0.2em 0;&quot; alt=&quot;Apaga-y-vamonos-2.jpg&quot; src=&quot;http://www.videoenpoche.info/blog/public/Films/photos/2012/Apaga-y-vamonos/Apaga-y-vamonos-2.jpg&quot; height=&quot;216&quot; width=&quot;288&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Promesses d’une vie meilleure, chantage à l’emploi, corruption, faux et usages de faux, menaces… toutes les méthodes habituelles des grands prédateurs de l’économie mondialisée, sont mises en œuvre jusqu’à provoquer colère et violences&amp;#160;: «&amp;#160;Votre opulence en Europe est financée par notre misère&amp;#160;». Les Mapuches, dénoncés comme terroristes par des hommes cagoulés, emplissent aujourd’hui les prisons chiliennes. Pourchassés, d’autres rejoignent le maquis, une guerilla est en train de naître. Le représentant de l’ONU en Amérique Latine, Rodolpho Stevenhagar dénonce un véritable génocide contre le peuple Mapuche, alors que court un appel sur les ondes&amp;#160;: «&amp;#160;n’oubliez jamais qui vous êtes, ni d’où vous venez, ne vous laissez pas engloutir par la société de l’homme blanc, car ce serait votre fin…&amp;#160;»&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Espagne - 2005 - 1h24 - VOSTF - 1,11Go résolution DVD - &lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://www.videoenpoche.info/index.php?tag/IberiFilms&quot;&gt;Ibéri Films&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;          </description>
    
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    <title>Winnipeg mon amour</title>
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    <pubDate>Fri, 05 Oct 2012 10:00:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>VeP</dc:creator>
        <category>Les Films</category>
        <category>documentaire</category><category>EDdistribution</category><category>fiction</category><category>GuyMaddin</category>    
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      	   &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;a title=&quot;Winnipeg-mon-amour.jpg&quot; href=&quot;http://www.videoenpoche.info/blog/public/Films/photos/2012/Winnipeg-mon-amour.jpg&quot;&gt;&lt;img title=&quot;Winnipeg-mon-amour.jpg, août 2012&quot; style=&quot;float: right; margin: 0 0 0.2em 1em;&quot; alt=&quot;Winnipeg-mon-amour.jpg&quot; src=&quot;http://www.videoenpoche.info/blog/public/Films/photos/2012/Winnipeg-mon-amour.jpg&quot; height=&quot;462&quot; width=&quot;360&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Documentaire-fiction urbain, ferroviaire, onirique et génial écrit et réalisé par &lt;a href=&quot;http://www.videoenpoche.info/index.php?tag/GuyMaddin&quot; hreflang=&quot;fr&quot; title=&quot;Les films de Guy Maddin en Vidéo en Poche&quot;&gt;Guy Maddin&lt;/a&gt;.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le discret canadien &lt;a href=&quot;http://www.videoenpoche.info/index.php?tag/GuyMaddin&quot; hreflang=&quot;fr&quot; title=&quot;Les films de Guy Maddin en Vidéo en Poche&quot;&gt;Guy Maddin&lt;/a&gt; est un très grand cinéaste. Son univers unique, construit autour d’une relecture fascinante et drolatique des codes du cinéma muet et surréaliste, aux images oniriques dignes d’un tableau d’Odilon Redon ou de Magritte, est pour nous, à chaque film, une joie renouvelée. Et cette fois, surprise… s’il y avait bien un cinéaste dont la fantaisie ne l’emmenait pas a priori vers le documentaire, c’est bien &lt;a href=&quot;http://www.videoenpoche.info/index.php?tag/GuyMaddin&quot; hreflang=&quot;fr&quot; title=&quot;Les films de Guy Maddin en Vidéo en Poche&quot;&gt;Guy Maddin&lt;/a&gt;. Et pourtant son dernier petit chef d’œuvre en est bien un. Mais son sujet reste totalement en phase avec son imaginaire puisque Winnipeg mon amour est un film consacré à la ville où il vit et crée depuis bientôt cinquante ans. La ville, peu connue, est pourtant celle de tous les superlatifs et de toutes les étrangetés et quand on la découvre, on comprend mieux toutes les facéties du cinéma de &lt;a href=&quot;http://www.videoenpoche.info/index.php?tag/GuyMaddin&quot; hreflang=&quot;fr&quot; title=&quot;Les films de Guy Maddin en Vidéo en Poche&quot;&gt;Guy Maddin&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Winnipeg est la métropole la plus continentale du Canada (pour trouver la mer, il faut faire environ 3000&amp;#160;km vers la droite ou la gauche) et par conséquent une des plus froides, avec ces longs mois d’hiver qui enveloppent la ville dans un doux sommeil et transforment ses habitants en somnambules. Une ville saignée par un des plus extraordinaires nœuds ferroviaires au monde, et d’ailleurs le voyage de &lt;a href=&quot;http://www.videoenpoche.info/index.php?tag/GuyMaddin&quot; hreflang=&quot;fr&quot; title=&quot;Les films de Guy Maddin en Vidéo en Poche&quot;&gt;Guy Maddin&lt;/a&gt; se fait à travers le regard d’un narrateur somnolant derrière les vitres embuées d’un vieux compartiment de train. Une ville où d’étranges coutumes veulent par exemple que tout habitant a le devoir d’accueillir une nuit l’ancien propriétaire ou locataire de son appartement. Une ville où l’on a autorisé les SDF, souvent des Indiens, à camper sur le toit des gratte-ciel histoire de les rendre moins visibles aux yeux des bonnes gens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.videoenpoche.info/index.php?tag/GuyMaddin&quot; hreflang=&quot;fr&quot; title=&quot;Les films de Guy Maddin en Vidéo en Poche&quot;&gt;Guy Maddin&lt;/a&gt; revisite avec tendresse l’histoire et les légendes de sa ville, tout en se souvenant de son enfance dans le cocon laqué d’un gynécée&amp;#160;: le salon de coiffure de sa mère, où tout se racontait sous le casque des mises en pli. Il nous parle de cette ville marquée par la passion du spiritisme et la symbolique des deux fleuves aux propriétés soit disant magiques qui la partagent et où, dans les années 20, le maire réunissait les notables – y compris les prostituées les plus célèbres – pour des séances autour d’une table afin d’invoquer les grands esprits. Mais Guy pleure aussi l’abandon de cette mémoire et la course absurde vers le prétendu progrès quand, au nom d’intérêts économiques imbéciles, on sacrifie des bâtiments aussi emblématiques que le stade mythique de hockey où il connut ses premières fascinations érotiques pour les joueurs de la grande équipe soviétique en tournée au pays des caribous.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais bien entendu &lt;a href=&quot;http://www.videoenpoche.info/index.php?tag/GuyMaddin&quot; hreflang=&quot;fr&quot; title=&quot;Les films de Guy Maddin en Vidéo en Poche&quot;&gt;Guy Maddin&lt;/a&gt;, le diseur de contes, ne peut s’empêcher de s’égarer dans la fiction, et comme dans un rêve, on ne sait plus quand la réalité dépasse l’imaginaire et réciproquement. Il fait rejouer par des acteurs des scènes de son enfance et, en cinéphile irréductible, il choisit pour le rôle de sa mère Ann Savage, femme fatale dans Détour, génial film noir d’Edgar Ulmer, actrice qui n’avait pas reparu à l’écran depuis près de 50 ans&amp;#160;! Et sous prétexte d’anecdotes historiques savoureuses, il nous offre des images sublimes comme celles, inoubliables, du fleuve gelé d’où émergent les têtes figées de chevaux piégés par les glaces alors qu’ils fuyaient l’incendie de leur haras. Car là est l’immense talent de &lt;a href=&quot;http://www.videoenpoche.info/index.php?tag/GuyMaddin&quot; hreflang=&quot;fr&quot; title=&quot;Les films de Guy Maddin en Vidéo en Poche&quot;&gt;Guy Maddin&lt;/a&gt;&amp;#160;: faire surgir du réel les images les plus surprenantes. Et nous émouvoir, nous émerveiller, nous transporter avec ce portrait d’une ville dans laquelle on ne mettra probablement jamais les pieds…&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Canada  - 2007 -  1h20 -  VOSTF - 1,06&amp;#160;Go résolution DVD - &lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://www.videoenpoche.info/index.php?post/2012/09/23/../../index.php?tag/EDdistribution&quot;&gt;ED distribution&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; - avec Ann Savage, Louis Negin, Darcy Fehr, Amy Stewart…&lt;/p&gt;          </description>
    
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    <title>Elle s'appelle Sabine</title>
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    <pubDate>Fri, 05 Oct 2012 09:00:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>VeP</dc:creator>
        <category>Les Films</category>
        <category>documentaire</category><category>FilmsduParadoxe</category>    
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      	   &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;a title=&quot;Elle-s_appelle-Sabine.jpg&quot; href=&quot;http://www.videoenpoche.info/blog/public/Films/photos/2012/Elle-s_appelle-Sabine.jpg&quot;&gt;&lt;img title=&quot;Elle-s_appelle-Sabine.jpg, juil. 2012&quot; style=&quot;float: right; margin: 0 0 1em 1em;&quot; alt=&quot;Elle-s_appelle-Sabine.jpg&quot; src=&quot;http://www.videoenpoche.info/blog/public/Films/photos/2012/Elle-s_appelle-Sabine.jpg&quot; height=&quot;431&quot; width=&quot;360&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Film documentaire de Sandrine Bonnaire - Prix de la Critique Internationale, Quinzaine des Réalisateurs, Cannes 2007&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&amp;#8217;abord il y a Sandrine&amp;#160;: Sandrine Bonnaire, actrice affichant aujourd’hui une belle notoriété. Mais inutile de vous faire l’article, cette Sandrine-là ne se coule pas dans un de ces personnages féminins qu’elle endosse habituellement avec le talent qu’on lui connaît. Cette Sandrine, dont le prénom résonne aux quatre coins de ce film très tendre, ne fait que jouer son propre rôle, celui d’une grande sœur, passionnément éprise de sa petite sœur Sabine, une petite sœur diagnostiquée «&amp;#160;psycho infantile avec comportement autistique&amp;#160;» par l’institution médicale. De gros mots inquiétants pour signifier que tout ne va pas pour le mieux dans la jolie petite tête. Une jolie petite tête que montrent des vidéos d’hier, datant de l’époque où Sabine, malgré ce méchant diagnostic, vivait normalement à l’abri du malheur, entourée par une famille aimante. Des vidéos qui montrent une gamine rieuse, douée pour le piano et ivre de joie quand sa grande sœur célèbre réalise son rêve en lui offrant un voyage aux États-Unis, où se succèdent des images de mer et de plages dorées. Autant d’images de bonheur qui font croire alors que les deux sœurs, rayonnantes de la même beauté, ont définitivement conjuré le mauvais sort.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Que se passe-t-il alors, pour que ce bonheur se brouille&amp;#160;? Sandrine raconte le choc quand le frère aîné décède. L’éclatement de cette bulle familiale, le départ en province de sa mère avec Sabine, la dégradation rapide, la violence qui s’installe, les coups portés sur la mère. Sabine est internée dans un hôpital psychiatrique, puis un autre. Elle y restera cinq ans. On reste abasourdis quand on découvre alors les nouvelles images de Sabine que délivre la caméra de Sandrine, qui rendent sa beauté, sa vitalité, sa joie de vivre d&amp;#8217;antan d’autant plus émouvantes. Devenue grosse et amorphe, tour à tour agressive et prostrée, elle tente, après avoir quitté l’hôpital, de remonter la pente dans un centre d’accueil spécialisé, accompagnée toujours de l’inépuisable amour de Sandrine, dont la passion pour ses frères humains transparaît dans l’attention affectueuse qu’elle porte aussi aux autres malades. Un beau film au cœur gros, réalisé par une fille épatante dont le second film, &lt;em&gt;J&amp;#8217;enrage de son absence&lt;/em&gt;, sort cet automne dans les salles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;France - 2007 - 1h26 - 1,12&amp;#160;Go résolution DVD - &lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://www.videoenpoche.info/index.php?tag/FilmsduParadoxe&quot;&gt;Les Films du Paradoxe&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;          </description>
    
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    <title>Où est la maison de mon ami ?</title>
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    <pubDate>Sat, 08 Sep 2012 10:00:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>VeP</dc:creator>
        <category>Les Films</category>
        <category>AbbasKiarostami</category><category>fiction</category><category>FilmsduParadoxe</category><category>jeunepublic</category>    
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      	   &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;a title=&quot;Ou-est-la-maison-de-mon-ami.jpg&quot; href=&quot;http://www.videoenpoche.info/blog/public/Films/photos/2012/Ou-est-la-maison-de-mon-ami.jpg&quot;&gt;&lt;img title=&quot;Ou-est-la-maison-de-mon-ami.jpg, août 2012&quot; style=&quot;float: right; margin: 0 0 0.2em 1em;&quot; alt=&quot;Ou-est-la-maison-de-mon-ami.jpg&quot; src=&quot;http://www.videoenpoche.info/blog/public/Films/photos/2012/Ou-est-la-maison-de-mon-ami.jpg&quot; height=&quot;371&quot; width=&quot;360&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Écrit et réalisé par &lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://www.videoenpoche.info/index.php?tag/AbbasKiarostami&quot;&gt;Abbas Kiarostami&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une histoire simple par un des plus grands cinéastes vivants, cela donne un film déchirant. Après l&amp;#8217;école, Ahmad réalise qu&amp;#8217;il a par mégarde emporté le cahier de devoirs de son voisin de table qui risque dès lors de se faire punir, voire de se faire expulser de l&amp;#8217;école. Notre jeune héros décide donc de désobéir à sa mère et d&amp;#8217;aller lui rendre. Problème, son camarade habite le village voisin et il ne sait absolument pas où. Ahmad va faire preuve d&amp;#8217;une remarquable pugnacité pour trouver cette maison&amp;#160;: grimper des collines, courir à bout de souffle dans les méandres tortueux et boueux des rues, courser un âne et enquiquiner tout un quartier franchement pas toujours réceptif à ses questions lancinantes…&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;À la fois simple et réaliste dans sa représentation de la vie d&amp;#8217;un petit village atemporel perdu au milieu des montagnes iraniennes et qui pourrait tout aussi bien avoir existé il y a cinq siècles mais c&amp;#8217;est également un discours tendre sur l&amp;#8217;enfance dans une course contre la montre semée d&amp;#8217;embûches qui devient dès lors voyage symbolique vers l&amp;#8217;âge adulte (ou tout simplement une jolie petite aventure). Primé au Festival de Locarno en 1989, ce film très raffiné sur la forme et sur la narration atteint une vérité, une simplicité qui ouvre le film à tous les regards, y compris ceux des enfants. Et la poésie qui affleure à la surface du réel peut résonner chez chacun comme un message intime, le récit d’une épreuve, de la douleur, et d’une secrète espérance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cinq ans après, dans &lt;a href=&quot;http://www.videoenpoche.info/index.php?post/2010/11/26/Et-la-vie-continue&quot;&gt;&lt;em&gt;Et la vie continue&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;, le cinéaste qui a tourné &lt;em&gt;Où est la maison de mon ami&amp;#160;?&lt;/em&gt; partira avec son fils rechercher Babak Ahmad Pur (le petit garçon qui joue le rôle principal du film) au milieu des décombres d’un tremblement de terre et des populations qui fuient la région. Et ce sera doublement déchirant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; Iran - 1987 - 1h20 - VOSTF - 1,03Go résolution DVD - &lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://www.videoenpoche.info/index.php?tag/FilmsduParadoxe&quot;&gt;Les Films du Paradoxe&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;          </description>
    
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    <title>Old Joy</title>
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    <pubDate>Fri, 31 Aug 2012 10:00:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>VeP</dc:creator>
        <category>Les Films</category>
        <category>Epicentre</category><category>fiction</category><category>KellyReichardt</category><category>USA</category>    
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      	   &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;a title=&quot;Old-joy.jpg&quot; href=&quot;http://www.videoenpoche.info/blog/public/Films/photos/2012/Old-joy.jpg&quot;&gt;&lt;img title=&quot;Old-joy.jpg, août 2012&quot; style=&quot;float: right; margin: 0 0 0.2em 1em;&quot; alt=&quot;Old-joy.jpg&quot; src=&quot;http://www.videoenpoche.info/blog/public/Films/photos/2012/Old-joy.jpg&quot; height=&quot;453&quot; width=&quot;380&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Réalisé par &lt;a href=&quot;http://www.videoenpoche.info/index.php?tag/KellyReichardt&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Kelly Reichardt&lt;/a&gt;, scénario de Kelly Reichardt et Jonathan Raymond, d&amp;#8217;après sa nouvelle.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Deux hommes et une chienne en balade dans les paysages somptueux des montagnes de l&amp;#8217;Oregon, nord-ouest des États Unis. Un film comme une escapade, hors des sentiers trop bien tracés d&amp;#8217;une vie citadine et raisonnable, un film comme une parenthèse (dés)enchantée. Enchantée parce que vieille amitié renouée, communion avec la nature, air pur, sensation de liberté, obligations familiales, sociales, professionnelles oubliées… Désenchantée parce qu&amp;#8217;évidence que ça ne va pas durer, que le retour à la réalité sera douloureux, parce que sentiment de perte d&amp;#8217;un certain état d&amp;#8217;enfance, d&amp;#8217;innocence, d&amp;#8217;insouciance. Le titre exprime avec grâce ce bien-être mélancolique, ou cette mélancolie bienheureuse&amp;#160;: «&amp;#160;sorrow is nothing but and old joy&amp;#160;» (la tristesse n&amp;#8217;est rien d&amp;#8217;autre qu&amp;#8217;une joie passée)…&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lorsque Mark reçoit ce coup de fil inattendu de Kurt, il flemmarde dans son jardin, tandis que Tania, sa femme enceinte jusqu&amp;#8217;au cou (précisons l&amp;#8217;échelle&amp;#160;: au front, c&amp;#8217;est l&amp;#8217;accouchement), se force à boire un jus de quelque chose, sans doute bourré de vitamines super bonnes pour la santé mais visiblement dégueulasse au goût… Kurt est en ville, il propose à Mark une virée en forêt, comme au bon vieux temps, histoire de reprendre leur amitié là où ils l&amp;#8217;avaient laissée, on ne saura pas trop où… Mark n&amp;#8217;accepte pas tout de suite, il se sent obligé de demander «&amp;#160;l&amp;#8217;autorisation&amp;#160;» à Tania, non sans lui avoir proposé hypocritement (gros ventre et randonnée, ça fait hiatus) de les accompagner. L&amp;#8217;épouse accepte, forcément, mais ne fait pas semblant de se réjouir de l&amp;#8217;opportunité offerte au futur papa de se changer les idées… En trois plans et deux lignes de dialogue, la situation est campée&amp;#160;: Mark se sent coincé dans sa petite vie de famille, même s&amp;#8217;il faudrait sans doute le torturer à mort pour le lui faire avouer… Kurt, lui, c&amp;#8217;est tout l&amp;#8217;inverse. Barbu hirsute en même temps qu&amp;#8217;en voie de calvitie, petit bedon et visage poupin, il n&amp;#8217;a pas quitté l&amp;#8217;adolescence, vit à droite et à gauche, travaille en pointillé, ne s&amp;#8217;est pas fixé (dans tous les sens du terme&amp;#160;: sa consommation de substances prohibées s&amp;#8217;arrête de toute évidence à l&amp;#8217;herbe qu&amp;#8217;il fume sans trop de modération). Vie apparemment sans contrainte qui ne signifie pas forcément épanouissement… Ce serait trop simple.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une petite canadienne et quelques bricoles indispensables dans le coffre de la Volvo (la suédoise appartient à Mark, évidemment), la chienne Lucy sur la banquette arrière, et c&amp;#8217;est parti. Le décor péri-urbain défile par la vitre, les deux potes échangent des nouvelles, Mark raconte comment son père, à l&amp;#8217;âge de 70 ans, s&amp;#8217;est rendu compte qu&amp;#8217;il ne pouvait plus supporter son mariage et a quitté le domicile conjugal, comment il a été atteint de caillots au cerveau qui ont disparu comme ils étaient venus… Et Kurt de commenter&amp;#160;: c&amp;#8217;est un peu comme ces vieux Indiens qui s&amp;#8217;isolent pour mourir… De l&amp;#8217;autre côté de la vitre, le paysage est devenu plus sauvage. Kurt connaît le chemin, c&amp;#8217;est pour ça qu&amp;#8217;ils vont commencer par se paumer, et passer la première nuit dans un endroit choisi au petit bonheur, et qui se révélera au matin être une décharge sauvage&amp;#160;! Mais ne ricanez pas, la balade vaudra le détour, qui les mènera jusqu&amp;#8217;à des sources d&amp;#8217;eau chaude en pleine forêt… Séquences magnifiques, ambiance élégiaque, complicité retrouvée, et cette mélancolie qui les envahira, qui ne nous quittera pas. Pas tout de suite en tout cas…&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;USA  - 2006 -  1h11 -  VOSTF - 933&amp;#160;Mo résolution DVD - &lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://www.videoenpoche.info/index.php?tag/Epicentre&quot;&gt;Épicentre Films&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; - avec Will Oldham, Daniel London, Tanya Smith, la chienne Lucy…&lt;/p&gt;          </description>
    
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    <title>L'étrange affaire Angélica</title>
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    <pubDate>Thu, 30 Aug 2012 10:00:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>VeP</dc:creator>
        <category>Les Films</category>
        <category>Epicentre</category><category>fiction</category>    
    <description>

      
      	   &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;a title=&quot;Etrange-affaire-Angelica.jpg&quot; href=&quot;http://www.videoenpoche.info/blog/public/Films/photos/2012/Etrange-affaire-Angelica.jpg&quot;&gt;&lt;img title=&quot;Etrange-affaire-Angelica.jpg, août 2012&quot; style=&quot;float: right; margin: 0 0 0.2em 1em;&quot; alt=&quot;Etrange-affaire-Angelica.jpg&quot; src=&quot;http://www.videoenpoche.info/blog/public/Films/photos/2012/Etrange-affaire-Angelica.jpg&quot; height=&quot;425&quot; width=&quot;368&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Écrit et réalisé par Manoel de Oliveira.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C’est un petit abrégé, une quintessence de cinéma que nous offre Manoel de Oliveira. Évidemment, du haut de ses 102 ans, le doyen se garde bien de nous présenter les choses comme telles. De son précédent film &lt;em&gt;(Singularités d’une jeune fille blonde)&lt;/em&gt;, il a gardé le goût immodéré pour la fantaisie et la lucidité quant aux vanités du monde. Ici, pour parler avec une infinie finesse d’amour, d’art et de mort, il opte résolument pour une allure nonchalante, tout en décalage et d’un charme fou&amp;#160;!&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Charmant, le film l’est d’abord par sa façon de mélanger les époques&amp;#160;: tout se déroule de nos jours, mais les personnages semblent plutôt issus de la société portugaise traditionnelle d’après-guerre. En atteste la pratique un peu désuète par laquelle nous entrons dans le récit. Isaac est un jeune photographe qui est sollicité en pleine nuit par une riche famille catholique pour faire le portrait mortuaire de leur fille Angélica, décédée juste après son mariage. Dans la maison bourgeoise, Isaac présente ses condoléances et pénètre dans la pièce où, entouré des proches qui s’y recueillent, le corps est présenté. Il s’attèle à la tâche quand soudain, à travers le viseur de son appareil photo, la belle Angélica lui sourit. D’effroi, il se retourne mais constate que l’assistance n’a rien vu de tout cela. Il termine son travail dans la hâte et quitte au plus vite la demeure endeuillée. Hallucination&amp;#160;? Tout pousse à le croire, surtout qu’Isaac est un peu surmené. La très attentionnée Doña Justina, tenancière de la pension où il loge, ne cesse de lui répéter qu’il travaille trop et ne dort pas assez. Il faut dire qu&amp;#8217;Isaac a tous les stéréotypes de l’artiste rêveur en proie aux questionnements métaphysiques et aux inquiétudes intérieures. Mais une fois la photo développée, voilà que réapparaît le doux sourire de la défunte et se révèle par là-même l’évidence&amp;#160;: le désir tabou d’Isaac pour Angélica…&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La quête d’absolu du jeune artiste se concrétise alors dans cet amour frustré qui ne peut se réaliser que dans le rêve et la féérie. Manoel de Oliveira tourne ainsi de magnifiques séquences teintées de la magie surréaliste d’antan. Et qui mieux que ce réalisateur, qui a démarré sa carrière à l’époque du muet, pour évoquer si brillamment Méliès, Buñuel ou Cocteau&amp;#160;? Le plus surprenant peut-être est le contrepoint total qu’Oliveira incorpore à son film, à savoir une dimension purement réaliste, lorsqu’il suit le travail d’Isaac partant photographier les conditions de travail de bêcheurs dans les vignes qui bordent le Douro. Ces escapades rosseliniennes, qui dressent un éloge du travail manuel de la terre, rythment les jours d’Isaac autant qu’Angélica borde ses nuits.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C’est un peu fou, pour ne pas dire soigneusement barré, que d’avoir su réunir au sein d’un même film ces deux versants, car c’est tout le cinéma qui s’y trouve condensé. Manoel de Oliveira le fait en dissipant son regard amusé sur le monde, sur les transformations qu’imposent le temps et sur la permanence des choses qui comptent. Le tout avec esprit et légèreté, comme ça, l’air de rien… Juste pour le plaisir de montrer, de raconter et de rêver.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(O Estranho caso de Angélica) &lt;strong&gt;Portugal  - 2010 -  1h33 -  VOSTF - 1,22&amp;#160;Go résolution DVD - &lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://www.videoenpoche.info/index.php?tag/Epicentre&quot;&gt;Épicentre Films&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; - avec Ricardo Trepa, Pilar López de Ayala, Léonor Silveira, Adelaide Teixeira, Luis Miguel Cintra…&lt;/p&gt;          </description>
    
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