Les Mutants de l'EspaceProduit, écrit, animé et réalisé par Bill Plympton - Grand Prix Festival du Film d’Animation d’Annecy 2001

Doctor Bill is back, Mister Plympton strikes again et, comme à sa mauvaise habitude, il n’y va pas avec le dos de la cuiller ! Les Mutants de l’Espace est mal élevé, malpoli, agressif, déconnant, iconoclaste, infréquentable et donc parfaitement réjouissant. Sexe débridé, violence caricaturale, insolence généralisée et mauvais esprit contestataire… ceux qui ont vu L’Impitoyable lune de miel savent à quoi s’attendre, ceux qui découvriront avec ce nouveau film l’univers pour le moins torturé de Plympton vont être un peu secoués, de rire le plus souvent mais d’effroi aussi, au détour de quelques séquences particulièrement gratinées… L’affiche annonce bien la couleur : Les Mutants de l’espace, ce serait une sorte de Men in black destroy et subversif, qui tournerait en dérision tous les codes des films américains du genre, souvent débiles et ultra-conservateurs comme chacun a pu le remarquer.

« Je lisais un magazine et je suis tombé sur une photo de Laïka, le chien cosmonaute russe. Je me suis mis à penser que la pauvre bête était toujours là-haut, en orbite autour de la terre, probablement folle à lier, et qu’il y avait certainement d’autres animaux de laboratoire, souris, singes, chats, eux aussi abandonnés dans l’espace. Que se passerait-il s’il se rassemblaient et engendraient une armée de mutants ? »… D’après Bill Plympton, c’est comme ça que tout a commencé…
A l’arrivée, ça donne à peu près ça, pas forcément dans l’ordre : un vaillant astronaute, Earl Jensen, parti joyeux pour une course lointaine, trahi par son chef, l’abominable Dr Frubar, et abandonné comme une vieille chaussette dans sa capsule au beau milieu de l’espace ; sa fille Josie, qui travaille dans un observatoire spatial et qui espère toujours retrouver une trace de son papa en orbite ; le retour incroyable de la capsule paumée, vingt ans après, avec à son bord le toujours vaillant Earl Jensen qui raconte l’abracadabrante histoire de son aventure chez le « Peuple-Nez » (ce qui n’est guère plus étonnant somme toute que le peuple Houyhnhnms des voyages de Gulliver) ; l’atterrissage, en pleine réception en l’honneur de l’astronaute miraculé, d’un gigantesque vaisseau spatial d’où émergent cinq créatures invraisemblables, qu’on nommera faute de mieux des mutants de l’espace… À partir de là ça s’emballe un maximum et ça devient périlleux à résumer…

(Mutant Aliens) - USA - 2000 - 1h23 - VOSTF - 1Go résolution DVD - ED distribution.