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Écrit et réalisé par Isao Takahata.

Ce très beau dessin animé sera un vrai régal pour les yeux mais aussi pour les oreilles des enfants à partir de cinq ans ! Réalisé il y a plus de trente ans par l’un des maîtres du cinéma d’animation japonais (Isao Takahata a signé depuis, pour ne citer que ses films distribués en France, Le Tombeau des lucioles, Mes voisins les Yamada, La Princesse Kaguya), Goshu le violoncelliste est une merveilleuse initiation à la musique. Une initiation qui passe par la poésie des images et la malice des situations, une découverte qui fait la part belle à l’imaginaire et à la curiosité. C’est beau, c’est touchant, c’est intelligent, c’est ludique, pas d’aventures extaordinaires, pas de héros super-débrouillards, pas d’effets spéciaux… juste une belle histoire très joliment racontée.

Goshu est musicien, plus précisément apprenti violoncelliste, il rêve de pouvoir un jour égaler son idole, Ludwig Van Beethoven, rien que ça ! Mais pour l’instant il en est loin : timide, maladroit, emprunté (ce n’est pas pour rien que son nom signifie « gauche », en français…), il se fait souvent enguirlander par son chef d’orchestre, qui lui reproche d’être toujours à la traîne, de jouer sans âme, sans inspiration. Pourtant Goshu est courageux, sérieux et persévérant, rien à redire là-dessus. Il travaille, répète, s’acharne, mais sans grand succès, ses progrès ne sont pas fulgurants…

Heureusement, alors qu’il commence à désespérer, confiné, chez lui, il va recevoir l’aide inattendue de quelques personnages pour le moins surprenants… Il s’agit d’un groupe de petits animaux irrésistibles : un chat, un coucou, un blaireau et une souris des champs… Bien réels ou sortis tout droit de l’imagination du musicien en panne ? Allez savoir ! En tout cas, ils vont pointer leur museau et lui donner tout un tas de conseils, lui apprendre à être patient, rigoureux dans l’effort mais joyeux aussi, et puis surtout à s’ouvrir aux autres et au monde, pour mieux s’ouvrir à la musique… Et grâce à eux, tout va marcher beaucoup mieux !

La musique est bien sûr omniprésente, elle est l’âme du film : la sixième symphonie de Beethoven et des thèmes superbes, vifs et entraînants, composés spécialement par un musicien japonais, Michio Mamiya.

Japon - 1981 - 1h - 684 Mo résolution DVD - Les Films du Paradoxe