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Film de Christian Philibert, avec les habitants du village d’Espigoule.

Un conte où « tout n’est pas vrai, mais où rien n’est vraiment faux ». Il serait une fois, perdu quelque part dans les collines du Haut-Var, un village qui s’appellerait Espigoule. Espigoule, dont les habitants résistent à l’invasion de la mélancolie : il y a le poète que personne n’écoute, le tenancier du bistrot, les mémés râleuses, le peintre anarchiste grand spécialiste de la sieste, les joyeux farceurs, le politicien en campagne, le curé farfelu, le cycliste du dimanche, toute une population plus vraie que nature jouée par les authentiques espigoulais. Alors que le commun des « enfants du pays » deviennent généralement manoeuvres, chômeurs ou médecins à la grande ville, l’un d’eux, arrivé à cet âge où l’on voit les choses, aurait senti monter en lui l’envie, le désir, la nécessité de les montrer. Montrer les gens, les lieux, offrir un peu de ce bonheur qu’il aurait pressenti comme vachement important. Et qui, pour ce faire, aurait attaché une caméra, un micro aux basques de ces gens : ses parents, ses potes, à travers tout Espigoule, pendant toute une année. Il aurait filmé de tout, partout : la traditionnelle fête au bouc, les pitreries des uns, les angoisses clérico-matrimoniales des autres, les coups tordus, le réveillon à la salle des fêtes, le poète, les bergers, le concours de civet, la recette du pousse-miel, les législatives, les philosophes du troquet, la neige, le maire, la chasse, les fermes, l’automne… Un film comme un conte, qui n’existe pas… allez chercher Espigoule sur une carte routière… « Oui, ce village existe, il a l’esprit sagace de ceux dont le courage est devant une glace, d’accepter ce qu’ils sont sans se voiler la face et de rire d’eux-mêmes avant qu’on ne le fasse. »

France - 1999 - 1h33 - 1,23 Go résolution DVD - Lardux Films.