L'homme qui plantait des arbresUn film de Frédéric Back, sur un texte de Jean Giono dit par Philippe Noiret - Le film a reçu près de quarante prix parmi lesquels l’Oscar du meilleur film d’animation et le Grand Prix du Festival du film d’animation d’Annecy, dès l’année de sa sortie, en 1987.

Ceci est une grande histoire. Ceci est une grande et belle et bonne histoire. Pour donner à penser, pour donner à rêver, pour donner des raisons de croire en l’homme, en l’homme seul qui peut déplacer des montagnes pourvu qu’il ait une petite cuiller et beaucoup d’obstination. Une histoire où les petits jours mis bout à bout finissent par faire un grand destin, pourvu qu’un grand désir les porte, pourvu qu’un grand rêve généreux en soit le moteur. L’Homme qui plantait des arbres est un film superbe sur le refus de l’inéluctabilité des choses, envers et contre toute évidence, envers et contre la résignation générale… sans attendre d’autre récompense que la satisfaction toute personnelle d’avoir rendu son coin de monde un peu plus beau, un peu meilleur… obscurément, en se disant qu’il se trouvera toujours quelqu’un pour récolter ce que l’on sème. Écrite par Giono, racontée par la belle voix grave et chaude de Noiret, superbement illustrée et animée par Frédéric Back, on vous parie trois glands de chêne que cette histoire vous plaira : grand ou petit, forcené de la croissance, adepte du retour à la terre… Les pessimistes qui croient que l’homme est mauvais en concluront qu’il est des exceptions sublimes… Les optimistes irréductibles verront là une bonne occasion de rappeler qu’un homme seul n’est pas aussi impuissant qu’il lui arrive de le penser, et qu’à tout prendre, maintenir le cap sur un grand rêve n’est pas si utopique qu’il y paraît.

Lors de sa sortie, L’homme qui plantait des arbres suscita partout sur la planète des mouvements spontanés pour planter des arbres. Frédéric Back a participé personnellement à la défense des animaux et de la nature. Il fut Membre fondateur de la Société pour vaincre la pollution et de la Société québécoise pour la défense des animaux et utilisa ses films d’animation, notamment la renommée internationale de L’Homme qui plantait des arbres, pour promouvoir l’action écologiste. Inspiré par la nouvelle, il a lui-même replanté une petite forêt au Canada, à Huberdeau, qu’il a dédié à Jean Giono.

France/Québec - 1987 - 1,03Go résolution DVD - Ce film court (30mn) est suivi d’un entretien avec Jean Giono lors du tournage de son film Crésus, et d’un portrait de Frédéric Back. Durée totale du programme : 1h25 - Les Films du Paradoxe